domingo, junio 22, 2003 :::
Fuente: Yahoo! notices
Fecha: 23-5-03
Le bonheur est dans le jardin jusqu'à dimanche
PARIS (AP) - "Rendez-vous aux jardins", c'est l'invitation lancée par le ministère de la Culture au public de vendredi à dimanche. Plus de 800 jardins, dont les trois quarts sont habituellement fermés aux visiteurs, ouvrent leurs grilles à l'occasion de cette première édition.
Jardins expérimentaux, botaniques, potagers, français, japonais, contemporains ou encore tout cela à la fois... Les visiteurs auront l'embarras du choix dans la vingtaine de régions françaises qui participent à l'opération "Rendez-vous aux jardins", comme les régions Centre, Rhône-Alpes, Ile-de-France, Aquitaine ou Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Les jardiniers seront mis à l'honneur samedi et partageront avec les visiteurs leur savoir-faire, livrant quelques secrets, techniques et conseils. Ce sera aussi l'occasion de découvrir un métier parfois difficile, passionnant et complexe.
"Le jardinier est avant tout un optimiste qui ne craint pas les intempéries, qui compose avec le ciel et joue d'astuces. C'est celui qui désire que l'on trouve dans son jardin des émotions, un bien-être de quelques instants", confie Françoise Droulez, du site "Sculptures et Jardins" à Bergueneuse (Pas-de-Calais), dans le dossier de presse de la manifestation.
Ces 800 parcs et jardins seront exceptionnellement ouverts jusqu'au crépuscule (environ 22h) afin de les découvrir sous un angle original. Chaque lieu organisera à sa façon cette soirée, par le biais d'éclairages, de concerts ou de lectures. Dimanche, ce sera au tour des propriétaires ou responsables des parcs et jardins de recevoir les visiteurs.
En Ile-de-France, des visites commentées seront organisées à Paris au jardin des Tuileries, tandis que l'arboretum de Verrière-le-Buisson (Essonne) sera exceptionnellement ouvert au public, qui pourra ainsi découvrir une collection remarquable d'arbres célèbres.
Mais les régions ne seront pas en reste. On pourra ainsi découvrir la collection de bambous du jardin de Planbuisson au Buisson-de-Cadouin (Dordogne), les plantes médiévales du jardin ethnobotanique d'Antignac (Cantal), le jardin labyrinthique du Château de la Ballue à Bazouges-la-Pérouse (Ille-et-Vilaine), participer au jeu d'odeurs des jardins romans de Varenne-l'Arconce (Saône-et-Loire) ou au Bal des Topiaires des jardins du château de Brécy (Calvados). AP
Sur le Net: www.rendezvousauxjardins.culture.fr
::: Noticia generada a las 6:09 PM
jueves, junio 19, 2003 :::
Fuente: Le Figaro
fecha: 23-5-03
Propos recueillis par Martine Gérardin et Jean-Paul Mulot
Le ministre de la Culture parle de la création et du patrimoine végétal français
Aillagon : «Le jardin, un art majeur»
Les fenêtres du ministre, rue de Valois, donnent sur l'un des plus jolis jardins de Paris. C'est là que Diderot allait s'asseoir, toujours vers cinq heures du soir, «qu'il fasse beau, qu'il fasse laid». Redessinés par André Le Nôtre en 1674 (les six parterres sont devenus quatre), les jardins du Palais-Royal ont été repensés par Mark Rudkin en 1992. On ne sait si Jean-Jacques Aillagon a décidé de lancer la grande fête des jardins et des jardiniers en s'y promenant. Quoi qu'il en soit, profitant de la première édition du «Rendez-vous aux jardins» (1), il parle de «cet art à la rencontre de tous les arts».
LE FIGARO. - Votre intérêt pour les jardins trouve-t-il sa source dans des souvenirs d'enfance ou est-il lié à des découvertes, des expériences personnelles plus récentes ?
Jean-Jacques AILLAGON. - Cet amour des jardins n'est pas récent, il est né très tôt. Dans le potager familial, je me réservais un «petit carré». Je plantais mes radis, mes haricots grimpants, mes ignames, mes glaïeuls, mes dahlias. Je faisais mes semis, mes replants. C'est effectivement une passion qui remonte à l'enfance.
Quel est le jardin, public ou privé, qui vous a été ou vous est encore le plus cher ?
Le jardin public, c'est peut-être celui que j'ai découvert lors de mon enfance aussi, le jardin de la Pépinière à Nancy. Le jardin privé, c'est celui que je n'ai plus et que je rêve de retrouver.
Quels sont les styles de jardin qui vous touchent le plus : jardins formels, jardins d'esprit médiéval, jardins Renaissance, jardins de curé ou de grand-mères, jardins ouvriers, potagers, jardins classiques à l'anglaise, autres jardins du monde (jardins orientaux, asiatiques, zen, etc.), créations contemporaines ?
J'aime les jardins sous toutes leurs formes, car chacune est l'expression d'un goût ou d'une nécessité, chacune s'inscrit dans un paysage particulier, reflète une époque particulière.
Quels sont les végétaux qui vous plaisent : votre fleur, votre arbre ou arbuste préféré par exemple ?
En Bretagne, en Normandie, dans le Pays de Caux, j'ai appris à aimer ce qui prospère dans des terres acides. J'aime donc les associations de rhododendrons, d'hortensias, de clé matites.
Dans un jardin, quel moment de la saison ou du jour vous semble-t-il le plus agréable ?
La saison la plus agréable, pour moi, ce sont les beaux jours de la fin mai, du début juin, la période précisément durant laquelle j'organise ce premier «Rendez-vous aux jardins». J'aime découvrir un jardin au petit matin, quand l'humidité de la nuit laisse encore ses traces. J'aime aussi m'y promener en fin de journée, quand les senteurs s'exhalent, lorsque «les sons et les parfums tournent dans l'air du soir».
L'art du jardin ne fait pas partie des arts majeurs et il fut un temps même où le jardin n'était plus à proprement parler considéré comme un art, même mineur. Pour vous, le jardin est-il un art et quelle place occupe-t-il parmi les arts ?
Je ne partage pas cette opinion. D'autres avant nous savaient que le jardin est au contraire un art majeur. J'en veux pour preuve la beauté intacte des jardins de Versailles ou la poésie encore perceptible du parc de Méréville, dessiné par Hubert Robert.
L'art du jardin est à la rencontre de tous les arts et comme tous les arts, il demande une formation, une discipline, une vision. En 1625, sir Francis Bacon écrivait qu'on verra toujours «les hommes bâtir avec majesté avant de jardiner avec finesse, comme si le jardinage était l'art suprême».
Quelles sont pour vous, parmi les paysagistes, créateurs et concepteurs de jardins, propriétaires, jardiniers, écrivains ou artistes du passé, les personnages emblématiques du monde du jardin, qui vous semblent des références ?
Pour n'en citer que quelques-uns, je pense à des créateurs comme Claude Mollet, Thomas Blaikie, Capability Brown, Achille Duchêne, Russell Page, Gertrude Jekyll, ou à des propriétaires comme Albert Kahn dont les jardins traduisent une utopie. Cette variété me confirme dans l'idée que le jardin est un art majeur qui a passionné toutes les époques.
Quels sont ceux, connus ou méconnus, parmi nos contemporains, qui vous semblent des références, parce qu'ils vous ont le plus touché et appris en ce domaine ?
Je pense à Peter Wolkonsky dont le jardin est l'oeuvre d'une vie. A Kerdalo, il a montré comme peintre sa maîtrise des formes et des couleurs, comme botaniste sa science des végétaux et comme architecte son sens du paysage.
Qu'est-ce qui caractérise le mieux la culture française des jardins, s'il fallait la comparer à d'autres en Europe et dans le monde ?
C'est à mes yeux la prise en compte de la diversité de nos paysages, de nos climats. On a souvent tendance à réduire la culture française des jardins aux jardins dits «à la française», qualificatif apparu tardivement pour décrire un modèle qui, il est vrai, a été envié et copié à travers l'Europe. De ce modèle, nous avons d'ailleurs une perception simplifiée, réduite à des notions d'ordre, de rigueur, de symétrie, alors que les jardins du XVIIe siècle étaient riches en fantaisies et en surprises. Chaque bosquet de Le Nôtre était une création destinée à étonner. Plus généralement, ce qui caractérise l'art des jardins dans notre pays est son adaptation à une variété très grande de paysages et de climats. L'art des jardins est inséparable d'une véritable intelligence des territoires, d'une compréhension intime du relief.
Vous êtes originaire de Lorraine, une région dont le patrimoine vert et le patrimoine des jardins sont encore méconnus des Français, prêtez-vous une attention particulière aux projets qui se profilent ou voient le jour dans cette région ?
Je me rendrai en Lorraine à la fin du mois de juin prochain, pour inaugurer la création de Louis Benech au domaine de Pange, à l'initiative du conseil général de Moselle. C'est un lieu que j'ai connu dans mon enfance, je suis à la fois ému et impatient de découvrir cette renaissance.
Lors de votre récente conférence de presse, vous avez annoncé, outre le lancement de l'événement «Rendez-vous aux jar dins», un certain nom bre de mesures visant à protéger le patrimoine vivant que constituent les jardins et leur environnement. Ne craignez-vous pas des difficultés à mettre en oeuvre un système complexe de protection compte tenu de la fragilité extrême de ces créations ?
C'est précisément parce que ce patrimoine est vivant et fragile qu'il nécessite une vigilance particulière. Il s'agit donc de faire en sorte que les abords des jardins inscrits ou classés bénéficient d'une protection accrue. En effet, la législation actuelle prévoit un périmètre à partir des ouvrages maçonnés, maisons ou éléments d'architecture, et non pas à partir des limites du jardin. Nous devons réfléchir à une protection qui prenne en compte par exemple les perspectives de façon à ce que le regard ne soit pas blessé par une construction malencontreuse. La menace qui plane sur Vaux-le-Vicomte en est l'illustration marquante.
Parmi les mesures de protection, que comptez-vous faire pour la préservation ou la conservation du patrimoine variétal de l'horticulture française (obtentions françaises et régionales, anciennes ou récentes) ?
Je salue le travail accompli par l'ensemble des acteurs du monde horticole contemporain qui renoue avec la grande tradition de sélection qui valait à la France du XIXe siècle de figurer au premier rang international. La protection des obtentions horticoles relève du domaine de compétence du ministre de l'Agriculture qui sera représenté au Conseil national des parcs et jardins.
Vous avez également annoncé la création d'un Conseil national des parcs et jardins. Pouvez-vous nous dire plus précisément quel sera son rôle ?
J'ai souhaité la création de ce Conseil pour qu'il m'apporte des éléments de réflexion dans tous les domaines touchant aux parcs et jardins, protection, entretien, création et valorisation. J'en ai confié la présidence à Jean-Pierre Bady, conseiller maître à la Cour des comptes, ancien directeur du Patrimoine. C'est dans cette fonction qu'il a inscrit les jardins dans le patrimoine à restaurer en priorité. Le Conseil aura pour mission d'inspirer, de soutenir l'action durable que doit mener le ministère de la Culture en faveur des parcs et jardins. Il sera un lieu d'échange entre tous les acteurs concernés par cette politique nationale. J'attends de lui qu'il me rende d'ici à la fin de l'année ses premières préconisations. Je l'ai installé le 21 mai dernier et lui ai recommandé d'être novateur.
Quelles seront les instances habilitées à donner le label Jardin remarquable ?
Ce label sera décerné par le ministère de la Culture et de la Communication sur proposition du Conseil national des parcs et jardins.
Vous souhaitez aussi que l'État puisse soutenir les propriétaires de jardins privés. Quels seront les critères retenus pour accorder les aides financières ? Qui financera ce soutien et quelles seront les instances habilitées à étudier les dossiers ?
En ce qui concerne les jardins privés classés ou inscrits, la question est peut-être moins de soutenir davantage que de mieux soutenir. Je pense que la mesure novatrice peut être la généralisation des plans de gestion qui devrait permettre à l'État d'être aux côtés des propriétaires privés année après année et d'éviter ainsi des restaurations coûteuses pour les finances publiques et privées.
S'agissant des autres aides, le critère essentiel sera celui de l'ouverture au public, selon des modalités qui méritent d'être reformulées.
Parmi les jardiniers qui viennent de recevoir le titre d'officier ou de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres, nombreux sont ceux qui font partie des personnels des monuments nationaux. Est-ce une façon de reconnaître, au sein de l'administration centrale ou des services déconcentrés, une fonction qui vous semblait jusqu'alors mal perçue ou sous-estimée ?
Il est vrai que le corps des jardiniers de l'État a souffert au fil des années d'une certaine désaffection. Plus précisément, les effectifs ont fondu de façon alarmante. J'ai veillé, avant toute autre mesure, à enrayer cette décrue préjudiciable. Par une reconnaissance publique, je souhaite donner des signes forts aux jardiniers de l'Etat, leur indiquer que mon ministère a pour leur profession de l'estime et de la reconnaissance. J'ai voulu associer des jardiniers de collectivités territoriales et des jardiniers de domaines privés, qui accomplis sent également et avec la même passion des missions d'intérêt général. Chaque année, j'entends que la République marque sa reconnaissance à cette profession.
Vous avez annoncé la création par l'Etat de nouveaux jardins. Quels ont été les critères déterminants pour le choix des projets et des sites ?
Dix nouveaux jardins seront créés sur les cinq années à venir. Mon choix s'est arrêté sur les sites de Bussy-Rabutin, Carcassonne, Jumièges, La Motte-Tilly, Nohant, Oiron, Paris, Provins, Saint-Dié et Silvacane. Je souhaitais qu'il s'agisse de sites variés répartis sur le territoire national de façon harmonieuse, de sites tombés en déshérence ou meurtris par la tempête. Je tiens à ce qu'à l'occasion de ces créations, une nouvelle génération de paysagiste voit le jour. Comme vous le savez, nous avons en France une pléiade de paysagistes de renom qui ont porté notre savoir-faire sur tous les continents. Je suis certain que dans leur sillage, de nouveaux noms émergeront.
(1) La liste complète des jardins ouverts au public les 23, 24 et 25 mai à l'occasion de l'opération «Rendez-vous aux jardins» est consultable sur le site www. rendezvousauxjardins.culture.fr
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Fuente: Le Figaro
Fecha: 23-5-03
Les jardiniers décorés
Les 20 et 21 mai dernier, plusieurs jardiniers ont été décorés par Jean-Jacques Aillagon :
Chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur :
Jean Guéroult membre du Conseil national des parcs et jardins, fondateur et président d'honneur du Comité des parcs et jardins de France, administrateur des VMF, ancien président de l'Union des associations européennes de demeures historiques, propriétaire et jardinier du donjon de Ballon (Sarthe)
Officier de l'ordre des Arts et des Lettres :
Claude Baudet chargé de mission au Bureau des jardins et du patrimoine paysager de la direction de l'architecture et du patrimoine (fut jardinier à Versailles puis jardinier en chef au domaine national de Compiègne)
Chevaliers de l'ordre des Arts et des Lettres :
Armand Avice jardinier en chef du domaine national de
Marly-le-Roi
Stéphane Bailly jardinier au domaine national de Compiègne
Gilles Barnier jardinier en chef du château de Bouges
Jacques Beccalletto responsable des cultures au Potager
du Roi à Versailles
Claude Bichon jardinier en chef du château de Talcy
Patrick Chaudoy chef jardinier du château de Villandry
Thierry Colibeau jardinier au domaine national de Versailles
Jean-Luc Dargent jardinier en chef du domaine national
de Champs-sur-Marne
Patrice Gagé jardinier en chef des Tuileries et du Palais-Royal
Bernard Mandô Responsable paysage et horticulture du bois de Boulogne, ancien jardinier en chef du domaine de Bagatelle
Daniel Millet jardinier en chef du domaine national de
Fontainebleau
Noël Pasquier jardinier au château de Carrouges
Enfin, Alain Baraton, chef du service des jardins de Trianon Etablissement public du musée et du domaine de Versailles
et Joël Cottin, chef du service des jardins de Versailles,
recevront ultérieurement les insignes de chevalier de l'ordre national du Mérite.
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Fuente: Le Figaro
Fecha: 23-5-03
Le Conseil national des parcs et jardins
Sous la présidence de Jean-Pierre Bady, conseiller maître à la Cour des comptes, le Conseil comprend les membres suivants :
Ministère de la Culture et de la Communication
Michel Clément, directeur de l'architecture et du patrimoine ; Martin Béthenod, délégué aux arts plastiques ; Christophe Vallet, président du centre des monuments nationaux ; Pierre Chatauret, directeur régional des affaires culturelles ; Marie-Christiane de la Conté, conservateur régional des monuments historiques ; Alain Baraton, jardinier en chef au domaine national de Versailles ; Bruno Chauffert-Yvart, architecte des bâtiments de France ; Pierre-André Lablaude, architecte en chef des monuments historiques.
Autres ministères
Gérard Lebourdais, sous-directeur du soutien au territoire et aux acteurs ruraux au ministère de l'Agriculture et de la Pêche ; Guy Fradin, directeur de la nature et des paysages au ministère de l'Écologie et du Développement durable ; Michel Radelet, inspecteur général du tourisme au secrétariat d'Etat au Tourisme.
Collectivités territoriales
Jean-Pierre Becquet, représentant de l'Association des maires de France ; Marc Pommereau, président du conseil général d'Indre-et-Loire ; un président de conseil régional désigné par le président de l'Association des régions de France.
Associations choisies en raison de leurs compétences dans le domaine des parcs et jardins
Marie-José Aumonier, chargée de mission à la Fédération nationale des CAUE ; Henri Carvallo, secrétaire général de la demeure historique ; Rosamée Henrion, Société nationale d'horticulture de France ; Philippe Gérard, président des parcs botaniques de France ; Philippe Toussaint, président des Vieilles Maisons françaises ; Didier Wirth, président du Comité des parcs et jardins
de France.
Personnalités qualifiées choisies en raison de leurs compétences dans le domaine des parcs et jardins
Michel Baridon, historien des jardins ; Pascal Cribier, paysagiste ; Patrice Fustier, propriétaire créateur des «Journées des plantes» de Courson ; Jean Guéroult, propriétaire, fondateur du Comité des parcs et jardins de France ; Monique Mosser, historienne des jardins, chercheur au CNRS ; Jean-Paul Pigeat, directeur du Conservatoire international des jardins de Chaumont ; Jacques Postic, président de l'Association française des directeurs de jardins de ville ; Gabrielle van Zuylen, écrivain.
::: Noticia generada a las 10:46 PM
Fuente : Wanadoo
Fecha: 23-5-03
Quelque 900 parcs et jardins ouvrent leurs portes ce week-end pour les "Rendez-vous aux jardins" une manifestation désormais annuelle qui a lieu à l'initiative du ministère de la Culture et de la Communication.
PARIS (AFP)
Les parcs et jardins nationaux, régionaux et privés dans toute la France sont associés à ces rendez-vous, destinés à faire mieux connaitre cette partie du patrimoine. Des animations, démonstrations de techniques de jardinage, conférences sur l'histoire des lieux sont au programme. La liste des lieux de rendez-vous est sur le site du ministère (www.culture.gouv.fr).
Pour sa part, le ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon lance les festivités vendredi en visitant à Montreuil-sous-bois (Seine-Saint-Denis) des "murs à pêches". Ces vergers en espaliers adossés à des murs couverts de plâtre (pour la réverbération) datent du 17e siècle et fournissaient en pêches la cour de Versailles. Devenus jardins ouvriers au début du 20e siècle, ils sont maintenant cernés par la ville mais font l'objet de restauration.
Le ministre inaugurera ensuite deux allées restaurées du parc de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) et ira samedi en Touraine, "le jardin de la France", pour visiter le parc du château du Rivau à Léméré (Indre-et-Loire) et décerner le prix de poésie aux jardins de Talcy (Loir-et-Cher).
En préambule de ces Journées, M. Aillagon a officiellement installé le Conseil national des parcs et jardins qui "a pour mission de conseiller le ministre dans les domaines de la connaissance de la protection, de l'entretien, de la restauration, de la promotion et de la création des parcs et jardins de France", selon le décret publié au Journal officiel. Il est présidé par Jean-Pierre Bady, conseiller-maître à la Cour des Comptes et ancien directeur du patrimoine. Ses 28 membres (conservateurs, architectes, jardiniers, représentants des collectivités territoriales et des ministères concernés) sont nommés pour trois ans et exercent leurs fonctions bénevolement.
Enfin mercredi, le ministre doit décorer de l'ordre des Arts et des Lettres une douzaine de jardiniers et paysagistes, dont plusieurs responsables des parcs, jardins et potager de Versailles qui contribuent à pérénniser l'oeuvre de Le Notre et La Quintinie, les inventeurs du "jardin à la française".
::: Noticia generada a las 10:26 PM