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Jardines de Francia


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jueves, marzo 25, 2004 :::
 
Fuente: Le Figaro
Fecha: 12-3-04



Le printemps à Auvers-sur-Oise et Ambleville.

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Iris et narcisses en fête


Doux présage d'une saison qui promet d'être riche en événements fleuris, le festival d'Auvers-sur-Oise, créé l'an dernier à l'occasion du 150e anniversaire de la naissance de Vincent Van Gogh, se pérennise et commence dès le 20 mars, par une exposition consacrée à l'iris et au japonisme (1).

Martine Gérardin
[12 mars 2004]


Avant de déployer, en avril, ses falbalas de soie dans les jardins du château, la fleur messagère des dieux grecs suggère une promenade aux couleurs de l'arc-en-ciel. Cette balade met en évidence le pouvoir de séduction de la fleur dont la grâce diaphane avait conquis les peuples de l'Antiquité, les rois de France, qui en avaient fait leur emblème – la fleur de lis, par une étrange confusion linguistique, n'est autre qu'une fleur d'iris –, mais aussi les civilisations d'Extrême-Orient qui lui attribuaient des valeurs symboliques de victoire, de protection et de pureté.

Au Japon, l'élégance subtile de cette plante, associant la souplesse aérienne des pétales, au graphisme sobre et linéaire du feuillage, a de tout temps fourni aux artistes des motifs d'inspiration pour les estampes, les soieries et les objets de la vie quotidienne : paravents, éventails, kimonos. Autant d'oeuvres exposées à Auvers avec, notamment, des estampes réalisées par Hiroshige, Gello, Shuntei... Cette exposition compte aussi nombre d'objets de décors créés en France à la fin du XIXe siècle, sous l'influence du courant japoniste initié par les expositions de Londres (1862) et de Paris (1867 et 1878) et relayé par les impressionnistes dont Van Gogh. Faïences d'Émile Langeais, verreries de Daum, pièces de mobilier, illustrations, collections d'éventails, de timbres et de cartes postales rares, l'inventaire enchanteur réalisé au château d'Auvers, projette une lumière irisée sur un art de vivre raffiné. Il souligne aussi l'importance d'un courant fondamental des arts, car il a renouvelé la façon d'aborder les motifs, la composition, le traité des couleurs.

Les amoureux des jardins et des fleurs trouveront également de quoi nourrir leurs conversations et leurs rêves auprès de la section botanique qui mettra en vedette l'iris ensata, de souche japonaise, mais prodiguera aussi force conseils pour la culture des iris d'eau ou de jardins. Dès la mi-avril, ils pourront s'enivrer du parfum poudré et des couleurs chatoyantes des milliers de variétés épanouies dans le parc. Le festival battra son plein aussi le 5 mai, lors de la fête des iris et des enfants, inspirée de la fête japonaise Tango-no-sekku, puis au moment du marché de l'iris, les 7, 8 et 9 mai, rassemblant les horticulteurs spécialisés. La célèbre maison Cayeux baptisera alors l'iris Château d'Auvers-sur-Oise, un somptueux «papil lon» blanc nacré à sépales abricot et barbe mandarine.

Dans un registre aussi raffiné, l'Institut d'études supérieures des arts propose, le samedi 20, un inoubliable pré lude au printemps dans différents châteaux du Val-d'Oise, notamment au château d'Ambleville (2), au coeur du parc naturel régional du Vexin. Le propriétaire des lieux, le commissaire-priseur Me Coutau-Bégarie, accueillera les visiteurs pour un délicat goûter blanc, puis les guidera dans ses jardins où les narcisses blancs dessinent, avec les ifs taillés, un échiquier géant. Ce spectacle éphémère, d'une poésie rare, se tient sur l'une des magnifiques terrasses à l'italienne. A 18 heures, une conférence sur les jardins Renaissance précédera le cocktail servi dans les serres, serties dans l'écrin des jardins illuminés pour l'occasion. La féerie se poursuivra dans la galerie supérieure du château pour un dîner blanc. Des moments de magie que viendront animer un fauconnier, une chanteuse lyrique et des comédiens de théâtre.

(1) Du 20 mars à la mi-septembre. Exposition Iris et Japonisme, du 20 mars au 23 mai. Conférence inaugurale : Vincent Van Gogh, un rêve japonais, par Claude Millon. Fête des enfants le 5 mai. Marché de l'Iris et des plantes impressionnistes, les 7, 8 et 9 mai, avec baptême de l'iris Château d'Auvers-sur-Oise le 8. Partie de campagne au temps des impressionnistes, les 5 et 12 juin. Tél. : 01.34.48.48.37 et www.château-auvers.fr
(2) Tél. : 01.42.86.57.01 et www.iesa.fr


::: Noticia generada a las 8:19 PM


sábado, marzo 06, 2004 :::
 
Fuente: Liberation
Fecha: 5-3-04
Autora: Anne-Marie Fevre


Expos. Gravures, herbiers... l'évolution des cultures et parterres de la cité.
«Jardins de Paris», aux racines des espaces verts


Jardins de Paris aux temps des rois au Trianon de Bagatelle, route de Sèvres-Neuilly, bois de Boulogne, Paris XVIe. Jusqu'au 11 avril. Tlj 9h-19h. 3 €. Au Jardin des Plantes, 36, rue Geoffroy- Saint-Hilaire, Paris Ve. Jusqu'au 3 mai. 10h-17h sf mardi. 4,57 €.

ne faut pas lire trop vite l'intitulé des deux expositions Jardins de Paris aux temps des rois. Et ne retenir que «rois». L'originalité de ces présentations, menées en parallèle au Muséum et à Bagatelle (1), ce n'est pas seulement de refléter l'histoire du monde et du pouvoir à travers les jardins de l'Ancien Régime. Mais aussi de dresser la cartographie des cultures du quotidien à Paris, de l'évolution du savoir botanique et médicinal, du XIVe siècle à 1789. L'énoncé de l'ouvrage, guide historique indispensable à ce voyage, est bien plus clair : Jardiner à Paris aux temps des rois (2).

Car, ce qui est ici proposé, c'est une promenade dans tous les espaces plantés de la capitale et de ses faubourgs ­ religieux, royaux, privés ou champêtres, puis publics. Le cheminement enjambe cinq siècles, saute par-dessus les remparts sans cesse repoussés, entre guerre et paix, dans une lutte du lotissement contre la verdure.

Influence italienne. Au Moyen Age, la cité est dense, vit dans l'insécurité donc en autarcie. On y trouve peu de jardins, ils sont hors les murs, dans les monastères fortifiés comme celui de Saint-Germain-des-Prés. Les communications, notamment fluviales, étant peu développées, pâturages, champs, vergers et vignes se situent aux portes de la ville. A la Renaissance, sous l'influence italienne, naissent les premiers jardins royaux, comme les Tuileries et le Luxembourg, dessinés par André Le Nôtre. Au XVIIIe, l'hygiénisme des Lumières est à la mode, des résidences de plaisance et des «folies» fleurissent dans des faubourgs encore bucoliques, à Poissonnière ou au pied de Montmartre.

Comment représenter toute cette évolution culturelle, scientifique et vivrière ? Les premiers documents sont évidemment les enluminures. A Bagatelle, des images démontrent l'ordonnancement moyenâgeux du «verger», de la division en carrés à la variété des fleurs ­ roses, lis, iris ­, des haies tressées protectrices aux lions dressés des ménageries. Les deux expositions sont structurées par des dessins et gravures représentant les plans des architectes ; mais aussi des tapisseries, des toiles de Jouy, des traités d'architecture ou de jardinage, des livres de botanique et des herbiers.

La peinture ne rend compte que tardivement des jardins, avec l'apparition du pittoresque, au XVIIIe, de Watteau à Fragonard. Quelques belles raretés, à la fois scientifiques et artistiques, ont été extraites de diverses collections. Des Archives nationales, un plan du jardin XVIIIe de la marquise de Montesson, avec labyrinthe et belvédère, indique déjà la mutation vers le paysage à l'anglaise.

Ananas découvert. Si Bagatelle est entièrement tourné vers les lieux d'agrément, dans une mise en scène un peu bricolée, le Muséum élève les jardins scientifiques et joue sur la scénographie. Dans la galerie de minéralogie et de géologie, si austère et pompeuse, une judicieuse évocation du jardin à la française tente d'offrir un ciel à cette perspective sombre. Les vitrines-bosquets se reflètent dans des miroirs inclinés et disposés au plafond. Scandée en trois temps ­ savoir, cultiver et soigner ­, l'investigation donne une place de choix au Jardin du Roi créé en 1626, futur Jardins des Plantes. Découverte de fruits, comme l'ananas. Débats autour de la classification des végétaux, jusqu'à celle du Suédois Linné qui impose la «nomenclature binomale».

De nombreux outils rendent concrète l'évolution des travaux des champs. La vertu des simples est appréhendée avec les jardins médicinaux, ou d'apothicaire. On y apprend qu'au XVIe siècle, le tabac était censé guérir les gales, dartres, ulcères... Et que la sexualité des végétaux n'est avérée qu'au XVIIe siècle par Vaillant. Au loin, un dessin donne vue sur les champs entourant le paisible village de Belleville, futur arrondissement de Paris.

(1) Expositions organisées par l'Action artistique de la ville de Paris, le Muséum d'histoire naturelle, les Parcs et jardins de la Ville de Paris.
(2) Jardiner à Paris aux temps des rois, éd. Actions artistiques de la ville de Paris, 40 €.




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