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Jardines de Francia


Portada de Ciberjob Historico de noticias de los Jardines de Francia Para escribirnos

miércoles, junio 16, 2004 :::
 
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Fuente: Le Monde
Fecha: 14-6-04
Autor: Emmanuel de Roux




Le bosquet des Trois Fontaines, œuvre de Lenôtre, ressuscité à Versailles


L'ensemble disparu a pu être reconstitué à partir de la documentation et des fouilles archéologiques.

Depuis le 11 juin 2004, l'eau coule à nouveau dans les vasques du bosquet des Trois Fontaines, au château de Versailles. Cette résurrection d'une partie de l'œuvre de Le Nôtre a pu se concrétiser, après plus de trois années de travaux, grâce au mécénat de l'association The Americans Friends of Versailles.
Sa présidente, Catherine Hamilton, a en effet mobilisé 600 donateurs d'outre-Atlantique pour financer aux deux tiers cette restauration dont le coût s'élevait à 5,5 millions d'euros. Pour Versailles, cette contribution américaine constitue le don le plus important jamais effectué depuis celui de la famille Rockefeller dans les années 1930, a rappelé Christine Albanel, la présidente de l'établissement public de Versailles.
Restauration ou recréation ? Une sourde polémique n'a pas manqué d'accompagner le chantier. Le bosquet, laissé à l'abandon depuis plus de deux siècles, avait entièrement disparu. Fallait-il se contenter du parterre minimaliste qui l'avait remplacé, comme le demandaient certains historiens, ou tenter de le reconstituer ?
C'est ce dernier parti qui fut retenu par Pierre-André Lablaude, l'architecte en chef des monuments historiques, qui justifia son choix en invoquant l'abondance de la documentation et les fouilles archéologiques menées à partir de 1997 sur le terrain.
Le bosquet des Trois Fontaines, créé sur une pente par André Lenôtre en 1677, tire son nom des trois bassins aménagés sur trois terrasses successives reliées par des ensembles de cascades et de rampes de gazon.
Un ancien plan indique qu'il est "du dessein du Roy". Imaginé ou non par Louis XIV, les Trois Fontaines font partie des seize bosquets du parc de Versailles, pièces essentielles du projet de Lenôtre, dont le travail ne se résume pas à la sage géométrie de ses parterres de buis, comme on le pense trop souvent.


LE BASSIN DE LATONE

L'intérieur de chacun de ces bosquets contenait en effet un décor propice à la fête, destiné à surprendre le visiteur. Plusieurs d'entre eux avaient été remis en état au cours de la dernière décennie (Encelade, Colonnade, Dômes).
Les Trois Fontaines sont le premier des bosquets quasiment disparus à être ressuscité. Doit-on maintenant s'attaquer à des compositions qui ne sont plus qu'un souvenir ? Parmi ces dernières, le bosquet de la France triomphante ou le célèbre Labyrinthe, détruit dès le XVIIIe siècle et dont il ne reste qu'une petite partie de la statuaire de plomb.
Ces éventuelles renaissances ne pourraient être entreprises qu'avec un partenaire privé. De plus, l'établissement public de Versailles a d'autres priorités : le bassin de Latone s'enfonce dangereusement, et il faudrait 4 millions d'euros pour le remettre en état.




::: Noticia generada a las 10:29 PM


martes, junio 15, 2004 :::
 
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Fuente: Radio France Interationale
Fecha: 15-6-04
Autor: Dominique Raizon


A Versailles, résurrection d'un «salon de verdure»

Créé par l’architecte jardinier André Le Nôtre en 1677 et 1679, et laissé à l’abandon depuis plus de deux siècles, le bosquet des Trois Fontaines retrouve sa beauté d’antan. Une documentation très riche, constituée de gravures du XVIIe et du XVIIIe, ainsi que de récits d’époque, ont permis de faire des fouilles archéologiques et d’envisager la restauration de ce «cabinet de verdure». C’est en grande partie grâce à l’enthousiasme et à la pugnacité de Catherine Hamilton, présidente de l’association The American friends of Versailles (Les Amis américains de Versailles), que le projet a été mené à terme. Depuis le 11 juin, l’eau rejaillit à nouveau dans les grandes vasques des trois bassins du bosquet.





La contribution des Américains pour la restauration du bosquet des Trois fontaines constitue le plus gros don jamais effectué depuis celui de Rockefeller dans les années 30 pour contribuer à l’entretien et la restauration de Versailles. Ce sont six cents donateurs d’outre-Atlantique qui ont financé aux deux-tiers une restauration de ce bosquet, dont le coût s’élève à 5,5 millions d’euro.

Versailles, c’est un château, mais aussi un parc dit à la Française, un parc, cité comme archétype du jardin régulier, c’est-à-dire construit selon des lignes architecturales rigoureuses et géométriques. En historien, Pierre-André Lablaude décrit le domaine de Versailles qui «se compose outre la forêt, percée de larges allées rectilignes et de carrefours en étoile, aménagée pour la chasse à courre, de deux autres parties distinctes: les jardins, dont les parterres de fleurs réjouissent la vue et l’odorat, et les bosquets, architectures de transition entre les parterres et les grands arbres qui ferment l’horizon. Les bosquets constituent un lieu privilégié de promenade et de divertissement».

Egalement appelés «cabinets de verdure», les bosquets, dès l’époque de Louis XIV jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, étaient utilisés comme des sortes de salons en plein air abrités par des espaces boisés. Le roi y donnait des fêtes et des spectacles.

Seul des douze bosquets des jardins de Versailles à être mentionné sur un plan ancien comme étant «du dessein du Roy», le bosquet des Trois Fontaines a été créé par André Le Nôtre au dix-septième siècle. L’annotation laisserait entendre que Louis XIV aurait participé de près à l’ordonnancement des plans. «Avec son symétrique, le bosquet de l’Arc de Triomphe, il définit la première perspective transversale des jardins entre le bassin de Neptune et le Parterre du nord» rappelle Pierre-André Lablaude, architecte en chef des Monuments historiques. Caractérisé par l’absence de décors sculptés, et par là-même unique en son genre dans le parc du château, le bosquet «tirait ses effets décoratifs de l’association du végétal aux seuls jeux d’eau ; il se singularisait ainsi par son caractère naturel et son extrême pureté».

Le Nôtre n’affectionnait pas que les paysages rectilignes et rigides: ainsi l’atteste le plan de ce bosquet, où l’architecte jardinier sut jouer sur des décalages, mêlant des matériaux précieux et d’autres plus rustiques, et croisant des perspectives et des angles de vue. Le bosquet «s’étageait en trois terrasses organisées selon la pente naturelle du terrain, qui s’élargissait au fur et à mesure de la descente», et les terrasses étaient «reliées entre elles par des ensembles de cascades et de rampes de gazon». Quant aux bassins, ils «se différenciaient par leurs formes, leurs dimensions et leurs effets d’eau»: une gerbe centrale jaillissait du premier, les jets organisés autour de quatre lances créaient une voûte d’eau dans le second, tandis que le dernier, orné d’une fontaine centrale de rocailles, offrait un ensemble de jets s’épanouissant en motif de fleur de lys.


Classé «patrimoine de l’humanité

Victime de la dispersion du mobilier royal à l’époque révolutionnaire, d’un manque d’intérêt et d’entretien dans les années qui suivirent, des guerres ravageuses de 1870, 1914 et 1940, le bosquet de Trois fontaines avait fini par tomber dans l’oubli, et disparaître dans la nature. Avec le temps, les arbres avaient porté ombrage aux charmilles, les statues avaient été perdues ou déplacées, et les fontaines détériorées. La reconnaissance archéologique a donc permis de retrouver des fragments de rocailles et de coquillages qui appartenaient aux décors d’origine, ainsi que «la rampe en pierre installée en partie sud du bosquet pour faciliter l’accès de Louis XIV, à la fin de son règne, lors de ses promenades en chaise à roulettes» explique Pierre-André Lablaude. Les travaux de reconstitution à l’identique ont pu être menés grâce à l’association The American friends of Versailles.

La restauration complète de ce «salon de verdure» et des jeux d’eau «dans toute la cohérence, la pureté et la stricte authenticité de ses dispositions d’origine» représente un véritable coût. Au 17e siècle déjà, et à valoir pour ordre de grandeur, il faut savoir que ces bosquets, à l’instar de l’Orangerie, des parterres, du potager et des différents bassins, ont été construits sur des terres qui n’étaient que bois, prairies et marécages; de ce fait, autant de mètres cubes de terre et de milliers d’arbres, acheminés de toutes les provinces de France, ont demandé à l’époque la participation de milliers d’hommes et quelquefois de régiments entiers pour participer à l’entreprise. En l’occurrence, la machinerie hydraulique, détériorée, était compliquée, et pour restaurer l’ensemble du bosquet des Trois fontaines, les Amis américains de Versailles ont mis sept ans avant de réunir les quatre millions de dollars indispensables à la résurrection du site.

Le Château et ses jardins reçoivent chaque année la visite de plus de visiteurs américains que n’importe quel musée aux Etats-Unis. Désigné «Patrimoine de l’humanité» par l’Unesco, et considéré comme l’une des expressions les plus achevées de la civilisation occidentale, le site a toujours occupé une place particulière dans le cœur des Américains, et dans les relations franco-américaines, à la fois politiquement et historiquement, dès l’époque de Benjamin Franklin et de Thomas Jefferson: «C’est une rencontre très forte entre l’histoire, la passion et un vrai coup de cœur» dit Christine Albanel, présidente de l’établissement public de Versailles , tandis que Catherine Hamilton, présidente de l’association des Amis américains de Versailles estime «plus qu’aucun autre monument étranger, Versailles a à voir avec notre histoire. Les Français ont financièrement aidé la Révolution américaine et ont été les premiers à reconnaître notre indépendance».

La Société des amis de Versailles, et sa sœur américaine sont des associations sans but lucratif qui ont pour vocation d’aider à la préservation et à l’embellissement du château de Versailles. D’autres chantiers sont programmés: les jardins de Versailles font depuis près de quinze ans l’objet d’un ambitieux programme de restauration, étalé sur une période de vingt ans, et visant notamment à renouveler à terme la majeure partie du patrimoine végétal du parc, dans toute sa richesse et sa diversité d’essences.




::: Noticia generada a las 11:20 PM


 
Fuente: Krinein
Fecha : 14-6-04
Autor: Belfégore


Jardin des Tuileries- Paris


Le jardin des Tuileries se trouve au cœur de Paris, siégeant somptueusement en bord de Seine entre le Louvre et la Concorde. C’est un jardin à la française, classique, avec ses allées bien droites, ses arbres taillés, ses parterres de fleurs bien disposées, ses fontaines et ses sculptures dénudées pour agrémenter la ballade.


Un peu d'histoire
C'est ce cher Le Nôtre qui a conçu l’ensemble et il faut reconnaître que le gars maîtrisait son affaire (on lui doit notamment le parc de Versailles). C'est le plus ancien parc de Paris et il prend son aspect actuel vers 1660.
A un détail (de taille) près : à l’époque de Le Nôtre, il y avait un palais, le palais des Tuileries. Il se trouvait au bout du Louvre, fermant la cour où se trouve aujourd’hui la pyramide.
Construit par Catherine de Médicis la catholique, c’est Henri IV le roi protestant qui fait reprendre les travaux. (Ironie de l’histoire : la reine est une des responsables du massacre des protestants lors de la saint Barthélémy.)
Parmi les résidents fameux, Louis XIV, qui y a vécu avant de quitter Paris pour Versailles et Louis XVI y sera ramené de force par le peuple parisien en 1789. Molière, Mozart, Rousseau y ont présenté leurs créations. On a vu pire. Le dernier habitant du palais sera Napoléon III. En 1870, le palais est incendié durant la Commune de Paris.
Les dirigeants de la Troisième République décident alors de raser ses ruines (contrairement à l’Hôtel de Ville qui, lui, a été reconstruit à l’identique après 1870.) Cette précision car ce n’est pas un hasard si ce lieu de résidence des rois a été rasé: la Troisième République naissante n’allait pas reconstruire le symbole de l’arbitraire royal. Les Tuileries ont donc vécu tout un pan de l’histoire de France. Fin de la page d’histoire.


Un jardin à la française
Reste donc le jardin. Tout y est symétrique, régulier, géométrique, aligné : à la française, une disposition bien organisée, équilibrée et cartésienne. Mais le parc n’est pas du tout monotone, avec des petits bosquets ombragés, aménagés autour de grandes pelouses, qui alternent avec des bassins, des fontaines. Le parc est rythmé de sculptures, les copies d’antique se mêlant en aux œuvres des grands sculpteurs de l’époque de Louis XIV , les Coysevox, Coustou, dont les originaux ont été mis à l’abri au Louvre à cause des ravages de la pollution. Restent donc en place des copies de qualité et personne ne voit la différence.
Vous verrez aussi des sculptures de Barye, de très beaux bronzes qui représentent des fauves se battant avec divers animaux, à l’entrée du jardin près du Louvre. Et des Rodin, juste à côté du musée de l’Orangerie qui abrite les nymphéas de Monet (mais qui est fermé pour travaux), à proximité de la Concorde.


Un musée de sculpture en plein air
Les Tuileries sont donc peuplées de sculptures et pour poursuivre cette tradition, on y a récemment installé des sculptures contemporaines. Ah, ne hurlez pas, je vous prie.
Les contemporains vont de Laurens et Lipchitz, des sculpteurs talentueux du début du XXè siècle, Henri Moore, Giacometti, Max Ernst en passant par Raymond Mason et Germaine Richier.
Les œuvres de ces sculpteurs peuvent séduire le regard de qui voudra bien leur accorder un minimum d’attention. Ce sont des œuvres faciles d’accès, tour à tour belles, tristes, intrigantes ou drôles, tel le Microbe de Max Ernst. Dans un coin, bien cachée,vous verrez aussi une œuvre de Giuseppe Penone.
Citons aussi la sculpture haute en couleurs de Jean Dubuffet, malicieusement nommée Le Bel Costumé est remarquable de joie et d’énergie. Elle se trouve juste à côté du musée du Jeu de Paume qui rouvrira ses portes le 24 juin, étant devenu Centre de l'image et de la photographie.
Certes, une ou deux sculptures sont plus conceptuelles et moins avenantes (Etienne-Martin, David Smith) mais deux sur plus d’une trentaine d’œuvres modernes, rien d'insupportable ni de scandaleux. Car, vous l'imaginez, l'installation de ces sculptures aux Tuileries n'a pas été du goût de tout le monde et les éternels rabat-joie, ceux-là mêmes qui jugeaient catastrophique la pyramide du Louvre de M. Pei, s'en sont émus. Aujourd'hui, cela ne choque plus personne et c'est à peine si on les remarque, ces sculptures.


Qui va aux Tuileries ?
Les visiteurs du jardin sont hétéroclites, entre les touristes qui visitent Paris, les joggeurs, les gens qui habitent à proximité, ceux qui y travaillent. Pas mal de jeunes, des personnes âgées, des familles bcbg mais pas uniquement. C'est relativement varié.
Le point commun de tous, c'est le calme, les gens sont plutôt discrets, ce n'est pas l'endroit où débarquer avec son djembe ou son ghetto blaster et ses 10 potes pour boire une bière et délirer. On est quand même dans le premier (arrondissement). De toute façon, vous ne trouverez jamais 10 chaises libres d'un coup.


Des atouts royaux
Je vous en cite quelques uns en vrac : le poney pour les enfants, les locations de bateaux pour faire mumuse dans les bassins, le glacier, les parties ombragées qui font oublier la rue de Rivoli à proximité, le calme, la douceur de la promenade, coincer la bulle sur une des chaises (notons d’ailleurs que nous avons l’avantage d’en disposer gratuitement, ce qui n’était pas le cas quelques siècles en arrière).
Parmi les inconvénients, les allées de circulation sont sablées, donc géniales pour mettre de la poussière sur ses vêtements et chaussures noirs (à éviter avant un entretien d’embauche). On ne peut s’asseoir sur les pelouses ni jouer au ballon. Les deux buvettes et restos pratiquent des prix qui vont avec le cadre somptuaire.
Sachez aussi qu'il y a des fontaines d'eau potable dans plusieurs endroits du parc qui vous éviteront d'être ruinés les jours de grande soif.


La grande classe
Le jardin est génial pour se reposer aux Tuileries en sortant du Louvre, ou du musée d’Orsay juste en face, ou pour se détendre après un shopping ou une dure journée de travail.
Le ciel est dégagé et magnifique au dessus de la Seine, on voit la tour Eiffel, les arbres sont superbes, les massifs de fleurs aussi. Quand on arrive du Louvre, on a une vue majestueuse sur la Concorde et l’obélisque, grâce à une superbe perspective comme Le Nôtre en avait le secret. (Précisons quand même que l’obélisque n’arrivera qu’avec Napoléon I).
Pour les fans d’urbanisme, il est intéressant de voir comment la rive droite s’est développé autour de ce point stratégique des Tuileries : la place de la Concorde, l’Assemblée Nationale, les Champs Elysées, la place Vendôme, la Madeleine s’organisent tout autour du jardin de Catherine de médicis.
Côté animations… pour l’instant aucune info. Les années précédentes, il y avait des ateliers pour les enfants, des spectacles. Espérons que nous en saurons rapidement davantage.


Une anecdote pour conclure : au Moyen Age, cette parcelle de Paris était hors de l’enceinte de la ville et des marais s’y trouvaient. Le nom de « Tuileries », qui nous semble aujourd’hui synonyme du chic parisien version 1er arrondissement, vient du fait qu’on puisait l’argile dans ce bourbier pour en faire des tuiles. Encore une ironie de l’histoire.




::: Noticia generada a las 11:03 PM


sábado, junio 12, 2004 :::
 
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Fuente: Le Figaro
Fecha: 1-6-04
Autora: Martine Gérardin

Trésors d'outre-mer
Découvrir la flore exotique en parcourant les jardins des régions côtières de France.


La plupart des régions côtières de France sont riches de jardins recelant des merveilles venues des Tropiques ou des Antipodes. Ils nous parlent de temps anciens, où les hommes n'hésitaient pas à se lancer dans des expéditions botaniques hasardeuses au mépris de tous les dangers. La Bretagne est truffée de ces lieux de mémoire qui trahissent leur histoire par l'exotisme d'un décor végétal insolite et offrent souvent des vues magiques sur la mer.

Certains sont assez connus, tel le jardin Georges-Delaselle, sur l'île de Batz. Créé en 1897 par un passionné, il abrite une collection de palmiers en pleine maturité et de plantes subtropicales hautes en couleur. Ce décor incroyablement dépaysant incitera sans doute les apprentis jardiniers qui participeront samedi aux ateliers de jardinage à réussir leurs boutures.

Les beaux messieurs de Saint-Malo – autrement dit les corsaires – ont aussi laissé en bien des endroits des témoignages encore vivants de leurs lointains voyages. Il ne faut donc pas hésiter à organiser dans cette région un petit circuit centré sur la découverte des malouinières, ces élégantes demeures champêtres que les richissimes corsaires du XVIIe et du XVIIIe siècles rejoignaient en moins d'une heure à cheval, une fois leurs affaires conclues. Intéressantes du point de vue de leur architecture, elles sont pour la plupart dotées de jardins d'agrément ordonnancés dans le style à la française, mais peuplés d'essences rares. Elles comptent parfois aussi de belles serres qui servaient aux entreprenants marins à acclimater leurs trésors botaniques. Ainsi, la petite malouinière du Puits sauvage, à Saint-Malo, abrite-t-elle une collection de cactées et succulentes de plus de 800 espèces.

Autre lieu d'exception, le Montmarin, qui déploie ses jardins en terrasses jusqu'au bord de Rance et n'a pas perdu sa vocation botanique. Depuis trois générations, les propriétaires s'efforcent d'enrichir les collections d'arbustes et de vivaces de ce lieu particulièrement enchanteur à l'approche de l'été quand les agapanthes en fleur répondent au ciel et à la mer. Près de Quimper, le château de Lanniron, situé sur le bord de l'Odet, surplombe lui aussi des terrasses à la française. Ce majestueux édifice qui fut, six siècles durant, la résidence des évêques de Quimper fut transformé au XIXe siècle en demeure paladienne. Son parc de 17 ha regorge aussi de raretés venues d'ailleurs lointains.

La promenade botanique de La Bourbansais à Pleugueneuc est également une bonne occasion de découvrir les essences exotiques rapportées par les officiers de marine de la famille, à moins que les spectacles de fauconnerie, de meute ou la réalisation d'un potager à l'ancienne programmés pour Rendez-vous aux jardins ne captent toute l'attention des visiteurs.

De nos jours, la mer continue à prédisposer les créateurs de jardins aux rêves exotiques. Parmi les jardins de conception récente, le parc floral de Haute-Bretagne, à Combrit, propose aussi des évocations de jardins andalous ou d'idylliques tableaux d'Extrême-Orient, dans lesquels les plantes jouent un rôle de composition époustouflant. Au jardin exotique de Roscoff, terre d'élection des vipérines (Echium) et de plus de 2 500 espèces de l'hémisphère Sud, les rochers bretons, puis la mer servent d'écrin, d'un bout à l'autre de l'année, à un surprenant kaléidoscope de couleurs. Tandis qu'aux confins des terres, à la pointe est du Cotentin, le jardin botanique de Vauville déploie contre vents et marées la plus talentueuse des palmeraies de France.


::: Noticia generada a las 1:08 PM


 
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Fuente: Le Figaro
Fecha: 1-6-04
Autora: Martine Gérardin

Entre vignobles et jardins
Bordelais, Champagne, Touraine, rares sont les propriétés viticoles prestigieuses à ne pas être dotées aussi de beaux jardins.

Il existe entre les plantes des affinités que les jardiniers d'expérience connaissent bien et qu'ils savent utiliser à bon escient. Ainsi rapprochent-ils volontiers l'œillet d'Inde de la tomate, l'ail de la rose, ou encore la capucine de la pomme de terre. Ce faisant, leur propos n'est pas d'obtenir un résultat agréable à l'œil, mais plutôt de s'assurer des récoltes honnêtes, car certaines plantes protègent les autres des maladies ou des ravageurs.
Depuis toujours, les vignerons favorisent de la même façon la rencontre des roses et des ceps. Là encore, il s'agit d'un simple mariage de raison. Si les roses paradent en bas des rangs, ce n'est pas par coquetterie ni pour rompre la monotonie du paysage, c'est qu'elles ont à y jouer un rôle, en prévenant précocement l'homme de l'art d'une attaque imminente d'oïdium.
Que l'on se rassure cependant. Les amitiés entre jardins et vignobles, ces espaces cultivés qui façonnent le paysage français, existent bien, pour la bonne et simple raison qu'ils sont l'expression du même art de vivre. Ainsi, rares sont les propriétés viticoles prestigieuses à ne pas être dotées aussi de beaux jardins. Cela est particulièrement vrai en Champagne, où les grandes maisons, qui reçoivent volontiers leurs clients et hôtes de marque dans leurs demeures de prestige, ont toujours eu à cœur de les inscrire dans l'écrin raffiné de parcs brillamment composés et fleuris.

Lors des Rendez-Vous aux Jardins, les visiteurs auront exceptionnellement l'occasion de découvrir ces temples du bien vivre. Ainsi, à Epernay, ils pourront apprécier le charme discret et délicieusement désuet du jardin anglais de l'hôtel Moët, planté de buis, de roses, et dominé par le majestueux sophora des Trois Empereurs qui aurait été planté en l'honneur de Napoléon Ier, François II d'Autriche, Alexandre Ier de Russie, lors de leur séjour en 1814. Face à cet hôtel, la Résidence Trianon, agrémentée d'une orangerie où prospèrent les plantes exotiques, déroule aussi de ravissants parterres à la française, et un long miroir d'eau festonné de buis et de plus de 15 000 plantes fleuries.
Au Manoir de Verzy, propriété de Veuve Clicquot, le jardin s'inscrit à flanc de coteaux, au cœur du paysage de vignes qu'il domine avec le panache bleuté de son cèdre de l'Atlas. Mariant roses anciennes et gaillardes vivaces bien implantées dans la craie, il rappelle aimablement au visiteur les origines terriennes et végétales du vin effervescent trop longtemps considéré comme un vin de salon.
A Oger, le petit jardin coquet du champagne Henry de Vaugency, avec ses massifs de vivaces et ses tourelles de rosiers grimpants, est ouvert toute l'année. A Vertus, le Clos de Belvals rassemble avec charme dans un même espace vignes, roses anciennes et anglaises, nichoirs et abris pour animaux.
D'autres territoires prestigieux de la vigne cachent en leur sein de véritables joyaux. A Cognac, en plein cœur des Borderies, l'un des plus grands crus de la région, le parc à l'anglaise de Bagnolet s'alanguit superbement jusqu'aux rives de la Charente. Il contient des essences rares, un idyllique Temple de l'amour, une fontaine naturelle cachée dans les sous-bois et une magnifique roseraie dans laquelle, durant deux jours, le public pourra profiter des concerts gratuits, grâce à la participation d'un quatuor à cordes de l'Orchestre national de Bordeaux-Aquitaine.
Le mythique château d'Yquem, en Sauternais, participera également à la fête en ouvrant les portes de son jardin sobre et rigoureux composé de pelouses, massifs de buis, bordés d'hortensias et buissons de camélias anciens.
En Touraine enfin, l'hommage sera rendu conjointement aux trésors des jardins et du vignoble sur le terroir de Vouvray, au château de Valmer.

Découvrir les légumes insolites du potager-conservatoire, bénéficier par la même occasion des conseils du jardinier Sébastien Verdière, tout en dégustant les vins de la propriété. L'expérience, tentante, promet aussi d'être enrichissante, et gouleyante!



::: Noticia generada a las 1:01 PM


 
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Fuente: Le Figaro
Fecha: 1-6-04
Autor: Martine Gérardin


Retrouver la mémoire des plantes
Chaque jardin évoque à sa manière l'histoire de la botanique et de l'art végétal.

L'histoire de l'art des jardins est indissociable de celle des végétaux. Jusqu'à la fin de l'époque médiévale, l'éventail des plantes cultivées se résume aux espèces indigènes et à quelques autres introduites d'Orient ou d'Afrique avant la découverte du Nouveau Monde. Leur rôle utilitaire est primordial. Elles servent d'aliments, de remèdes, ou participent d'une façon ou d'une autre à la vie domestique. A la suite des Grandes Découvertes sont apparus les jardins botaniques et les collections destinés à accueillir les extraordinaires beautés venues d'outre-Atlantique.
Au XVIIe siècle, les jardins à la française utilisent surtout les arbres dociles à la taille qui permettent d'établir des structures fortes et de souligner les longues perspectives, caractéristiques d'un style qui veut affirmer la domination de l'homme sur la nature. Totalement en rupture avec cette conception, le jardin paysager à l'anglaise, qui apparaît au XVIIIe siècle, met en scène les plantations luxuriantes, de style plus naturel.
Ce siècle est aussi celui des grandes expéditions botaniques qui renouvellent la panoplie ornementale des jardins et permettent aux horticulteurs du XIXe siècle de créer, par hybridation, quantité de variétés.

A l'heure actuelle, la gamme des végétaux disponible en France est d'une richesse jamais égalée par le passé, elle couvre tous les domaines de l'univers végétal et compte des espèces sauvages plus ou moins rares et des variétés extrêmement sophistiquées. La fièvre horticole et botanique s'accompagne aussi d'une curiosité insatiable à l'égard de l'histoire des jardins, que l'essor de l'archéologie de jardin, depuis une vingtaine d'années, encourage.

C'est ainsi que s'est manifesté récemment un regain d'intérêt pour l'époque médiévale et les plantes usuelles cultivées alors. Les plantes sauvages, potagères et médicinales n'ont jamais été si prisées et l'on voit fleurir, partout en France, jardins médiévaux, potagers et vergers à l'ancienne, herbariums, jardins de simples ou de plantes magiques dont les moines, les sorcières, les guérisseurs ou les alchimistes faisaient autrefois leurs choux gras.

La deuxième édition de Rendez-Vous aux jardins souligne fortement cette tendance et marque l'avènement d'un puissant courant ethnobotanique, longtemps confidentiel, et qui cherche désormais à intéresser le grand public. Ainsi, au jardin de l'Arquebuse, à Dijon, l'école botanique proposera la découverte de plantes sauvages régionales, au jardin des Chevannes, dans le Jura, les visiteurs sont conviés à un parcours pédagogique dans un dédale de parterres dédiés aux plantes médicinales, au jardin médiéval de la commanderie des Templiers, à Coulommiers, un rallye photographique est organisé parmi les carrés potagers, de fleurs à bouquets, de plantes aromatiques et techniques.
Des simples visites, commentées ou non, mais toujours enrichissantes seront prévues en maints endroits: conservatoire des plantes médicinales et aromatiques de Milly-la-Forêt, Jardins du Redounel axé sur la biodiversité à Assas dans l'Hérault, herbarium des remparts à Saint-Valéry-sur-Somme, jardin des herbes de vie à Mérinchal dans la Creuse. Nombre de ces lieux de mémoire proposent également des animations originales.

Au jardin carolingien des mines d'Argent des Rois Francs de Melle (79), on pourra pratiquer, par exemple, les techniques de teinture végétale et de tissage de la période carolingienne. Le jardin communal des Amouhoques, au Mesnil-Durdent, en Seine-Maritime, invite à explorer l'univers méconnu des mauvaises herbes. Divers jeux sensoriels et ateliers sont programmés aux jardins ethnobotaniques de La Gardie, dans le Gard, tandis qu'au Prieuré de Salagon, en Haute-Provence, on pourra s'initier à l'aquarelle botanique ou à la fabrication du papier.

Ainsi se traduit peut-être inconsciemment chez les Français le besoin d'un retour aux jardins secrets d'autrefois, promesses de bienfaits et de bonheur naïf, loin des réalités cruelles et inconfortables de notre temps.



::: Noticia generada a las 12:50 PM


 
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Fuente: Le Figaro
Fecha: 11-6-04
Autor: Marie-Douce Albert



VERSAILLES
Le jardin intime retrouvé de Louis XIV

La vie à Versailles, parfois, devait être si pesante. Toute cette pompe, tout ce faste. Et ces courtisans sans cesse présents, du lever jusqu'au coucher, des naissances jusqu'aux funérailles. Alors même un Roi-Soleil pouvait vouloir se réfugier en des lieux plus intimes. Son jardin secret, il pouvait notamment le cultiver au plus près de son palais, dans les replis de son grand parc. Derrière un épais rideau d'arbres se cachait ainsi le bosquet des Trois-Fontaines, un des quinze salons de verdure qu'André Le Nôtre avait créés. Ce jardin délicieux avait depuis longtemps disparu mais on fête aujourd'hui sa renaissance, après sept années de recherches, de travaux et de mobilisation des mécènes, en particulier des donateurs américains.

Dans le tapis brodé de bosquets que le célèbre architecte a déroulé sous les fenêtres de son roi, celui-ci, réalisé entre 1677 et 1679, avait peut-être la préférence de Louis XIV. Ce salon vert est en effet le seul à apparaître, sur un plan ancien, avec la mention «du dessein du Roy». Il est alors tentant de penser que le souverain influa beaucoup sur l'aménagement de cet espace très sobre, d'une élégance en apparence toute simple.

Car aux Trois-Fontaines, point de motifs végétaux sophistiqués, ni de statuaire somptueuse. Toute la richesse du décor tenait à l'eau. Au repos, elle se prenait pour un miroir du ciel, dans trois bassins, un rond, un carré et un octogone creusés sur trois terrasses. Puis quand on ouvrait les vannes, elle se mettait à bondir dans les cascades, faisant chanter les décors en rocaille. Elle jaillissait, bouil lonnait en une formidable chan delle mousseuse ou s'épanouissait telle une fleur de lys. Un observateur remarqua que ce lieu était, parmi les bosquets, «celui de tous qui doit le plus à l'art. Il en a fallu beaucoup pour tirer parti de l'irrégularité du terrain» et nombre de peintures d'époque témoignaient de son raffinement.

Aujourd'hui, le bosquet des Trois-Fontaines se veut donc à nouveau «exactement comme sur les vues anciennes», promet Pierre-André Lablaude, l'architecte en chef des monuments historiques. Chargé des jardins de Versailles, il a mené l'opération de restitution de ce salon jardinier qui avait rapidement été délaissé. Le bosquet avait même fini par s'évanouir totalement dans la nature faute d'intérêt et d'entretien. Sans parler de sacrifices qu'il avait fallu consentir. Les plombs des tuyauteries tout comme la vasque en forme de coquille géante avaient dû faire les frais d'un quelconque effort de guerre.

Toutefois, le choix a été fait de le restituer parce que le bosquet, malgré sa machinerie hydraulique compliquée, était sans doute plus aisé à reconstituer à l'identique qu'un espace peuplé de statues et de vases. Surtout «il est un de ceux qui a le plus fait rêver», juge Pierre-André Lablaude. L'idée de sa recréation aura en tout cas enchanté nombre d'Américains. Réunis au sein de The American Friends of Versailles, une association soeur de la Société des amis de Versailles, ils ont été plusieurs centaines à se mobiliser pour financer la majorité de ce chantier.

Ces généreux mécènes, qui clament leur amour pour Versailles et ses merveilles, sont les héritiers d'une longue tradition de soutien américain en faveur palais du Roi-Soleil. «Plus qu'aucun autre monument étranger, Versailles a à voir avec notre histoire. Les Français ont financièrement aidé la Révolution américaine et ont été les premiers à reconnaître notre indépendance», explique leur présidente, Catharine Hamilton.

Aujourd'hui le bosquet a donc réapparu, avec ses bassins et une Saint-Jacques neuve mais toujours extra or dinaire, ses pelouses et ses bordures de marbre rose. Jusqu'aux coquillages exotiques roses et les rochers de grès aux étranges formes rebondies. «Il est même encore plus beau que nous l'avions pensé, souligne Pierre-André Lablaude. Nous disposions de nombreux documents, c'est-à-dire d'une partition que nous avons essayé de jouer le plus précisément possible. Mais l'harmonie ne se voit pas sur le papier. Ce n'est que dans les dernières semaines, très émouvantes, que l'on oublie la technique pour ne plus voir que l'esthétique.»

Il fallait donc refaire les Trois-Fontaines pour comprendre tout le génie de son créateur qui, loin d'être le jardinier plein de rectitude que l'on croit souvent, joua là sur les décalages en mêlant matériaux rustiques et précieux ou en croisant les angles de vues pour toujours surprendre le visiteur. Il faudra les voir achevés pour approuver cet autre commentateur qui, en 1750, estima que «ce bosquet seul aurait été capable de faire la réputation de Le Nôtre».


::: Noticia generada a las 12:38 PM


sábado, junio 05, 2004 :::
 
Fuente: Le Monde
Fecha: 5-6-04
Autor:Emmanuel de Roux


Trois jours pour entrer dans le secret des jardins

Du vendredi 4 au dimanche 6 juin, un millier de parcs et jardins, publics et privés, seront ouverts aux visiteurs. Le chef d'orchestre William Christie, fondateur des Arts florissants, parle, dans un entretien au "Monde", de son goût pour l'art des jardins et des analogies qu'il y trouve avec la musique

Le chef d'orchestre William Christie, fondateur et directeur des Arts florissants, le célèbre ensemble dédié à la musique baroque, cultive un jardin secret. Un jardin au sens strict du terme, créé autour de son logis vendéen, à Thiré. Et dont le secret est dévoilé, puisqu'il est ouvert au public, à l'occasion des "Rendez-vous aux jardins", manifestation organisée par le ministère de la culture, les 4, 5 et 6 juin dans toute la France.

En 2003, pour la première édition de ces "Rendez-vous", 600 000 visiteurs avaient investi plus de 1 000 parcs et jardins, publics et privés, et, parmi eux, un grand nombre habituellement fermé au public. L'opération est renouvelée cette année, sous le signe de la connaissance. Connaître un jardin, indique William Christie, "c'est reconnaître sa valeur architecturale, botanique, esthétique, historique ; le jardin est un art fragile, éphémère et qui défie le temps. Comme la musique".

Comment en êtes-vous arrivé à créer ce jardin en Vendée ?

Il y a une vingtaine d'années, je suis parti à la recherche d'un lieu pour me poser en France. Je désirais trouver un endroit à la campagne et une maison endormie, une belle ruine à retaper, mais surtout sans jardin établi. Je connaissais déjà la Vendée, une région dont j'appréciais les qualités humaines et physiques. Je suis tombé sur ce petit manoir du XVIIe siècle, totalement dépourvu de jardin. Il n'y avait en tout que deux arbres à proximité du logis. J'ai entièrement imaginé et dessiné le jardin que l'on peut voir aujourd'hui. C'est sans doute la réalisation d'un rêve d'enfant : mes premières années se sont déroulées à la campagne, dans l'Etat de New York, et mes parents ont dû me transmettre ce goût très profond qu'ils avaient eux-mêmes.

Pourquoi avez-vous conçu un jardin régulier, sur le modèle français du XVIIe siècle ?

C'est en réalité un jardin éclectique. Avec bien sûr de nombreux clins d'œil à des réalisations historiques. Sa trame est effectivement régulière et je me suis plus attaché à son architecture qu'à l'aspect floral de ses parterres. D'abord, le terrain que j'avais à aménager était modelé en terrasses datant vraisemblablement du XVIIe siècle. Mais j'ai aussi donné une grande importance aux végétaux dont les formes sont architecturées : palissades de tilleuls, charmes taillés, broderies de buis, topiaires qui sont un hommage aux jardins franco-italiens du début du XVIIe siècle.

On y trouve bien d'autres références : le pont "chinois" évoque les fabriques des jardins anglais du XVIIIe siècle, les petits salons végétaux entourés de haies d'ifs sont imités des jardins hollandais du XVIIe siècle, mon théâtre de verdure taillé en "chinoiserie" évoque l'art italien des jardins baroques, les pins parasols, ceux du XIXe siècle, et ma grande pergola de rosiers grimpants et sarmenteux rappelle le mouvement Arts and Crafts de l'Angleterre des premières années du XXe siècle.

Dernièrement, pour compléter l'ensemble, j'ai créé un miroir d'eau long de 70 mètres qui se trouve en contrebas, dans la vallée où coule une petite rivière. Je suis en train de construire un nymphée, au bout de ce miroir d'eau - encore un hommage à l'art italien du XVIIe siècle. Si je m'intéresse tant à l'architecture, c'est qu'elle constitue l'ossature du jardin. Les merveilleuses réalisations anglaises de la première moitié du XXe siècle, essentiellement basées sur la floraison des massifs, ont disparu sans laisser de trace. Même défiguré, abandonné, un parc de Le Nôtre reste toujours lisible.

Faites-vous un lien entre l'art des jardins et la musique ?

Bien sûr. On peut lire un jardin comme une partition musicale. Les propositions qui gouvernent la musique sont proches de celles des jardins. Par ailleurs, le jardin est un art temporel, éphémère, comme la musique. Je me suis attaché à la musique baroque avec l'idée de redonner vie à une partition. Un jardin régulier est vite condamné sans une constante intervention humaine.

Comment expliquez-vous la vogue actuelle des jardins en France, après des années de désintérêt ?

Ce prétendu manque d'intérêt pour les jardins me rappelle les commentaires de certains Français à l'égard de la musique : "Vous savez, disent-ils, nous les Français, nous ne sommes pas très musiciens." Cette affirmation est fausse, et pour le musical et pour le végétal. Quand on se rend à Courson ou à Saint-Jean-de-Beauregard, ces rassemblements qui ont joué un grand rôle dans la renaissance des jardins en France, on s'aperçoit de la sophistication des amateurs qui les fréquentent. Ils ont l'œil aussi exercé que les Anglais, dont la réputation est peut-être un peu surfaite aujourd'hui. Parmi eux, je voudrais seulement rendre hommage à Didier et à Barbara Wirth, dont le jardin historique de Brécy, dans le Calvados, a été restauré et développé par leurs soins avec une intelligence et un goût extraordinaire.

Que pensez-vous de la création contemporaine ?

J'admire beaucoup les jardins de Roberto Burle-Marx au Brésil, ou ceux du nord de l'Europe, comme le jardin Little Sparta imaginé par Ian Hamilton Finlay en Ecosse. Mais les créations françaises me semblent, depuis quelques an- nées, particulièrement inventives. A commencer par les parcs publics parisiens de La Villette, de Bercy ou André-Citroën. Les nouveaux concepts élaborés par un jardinier comme Gilles Clément sont remarquables ; je citerai également le travail de Pascal Cribier, avec lequel je prépare une journée à la Cité de la musique pour l'automne 2004. Enfin, il faut saluer l'apparition d'une nouvelle génération d'historiens des jardins, au premier rang de laquelle on compte Monique Mosser.

Hélas ! S'il y a un nombre croissant de Français qui sont sensibles à l'environnement, aux sites naturels et à la beauté si variée des différentes régions françaises, d'autres semblent moins préoccupés par ces problèmes. C'est ainsi qu'une partie de la Vendée est en train d'être défigurée d'une façon irréparable. Autour de chez moi, les effets du remembrement ont été terribles. On a parfois arraché les haies, abattu les arbres et transformé des zones d'élevage en terres agricoles, sans discernement.

Enfin, l'expansion urbaine se poursuit sans contrôle : habitations, zones industrielles et commerciales se multiplient. Les abords de nos villes et de nos villages se développent de façon cancéreuse ; ce qui me rappelle les pires exemples des Etats-Unis il y a trente ans. Il ne s'agit pas de refuser la modernité et la transformation nécessaire de l'agriculture, mais il faut que cela se fasse dans le respect d'un patrimoine qui a mis des centaines d'années à s'épanouir


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Fuente: Le monde
Fecha: 5-6-04
Autor:Emmanuel de Roux


Arts, nature et enseignement aux Environnementales


une vingtaine de kilomètres de la capitale, la Chambre de commerce et d'industrie de Paris possède, à Jouy-en-Josas (Yvelines), un domaine de 120 hectares. Celui-ci accueille pour la troisième fois les Environnementales, une biennale d'art contemporain installée "dans" et "avec" la nature.

A mi-chemin entre le land art et l'installation en plein air, six artistes ont participé à cette manifestation qui se déroule dans l'ancienne propriété des ducs d'Harcourt : un parc paysager vallonné, doté d'un bel étang romantique et d'un petit château néoclassique.

Jean-Luc Bichaud a construit là, à l'ombre d'un bosquet, une petite cabane de bois et de tissu, perméable aux intempéries. A l'intérieur de cette "folie", des éprouvettes de verre remplies d'encre contiennent chacune une fleur, empoisonnée et nourrie à la fois par le liquide. Transformée aussi, puisque la teinte du végétal, blanc au départ, vire lentement, engendrant une sorte de pourrissement poétique.

Dennis Oppenheim, qui participe pour la deuxième fois à la manifestation, a installé une sorte de jardin portable en bordure d'un petit cours d'eau, avec châssis en plastique et topiaires en pot, le tout disposé en trompe-l'œil. Un jardin à la fois dérisoire et nostalgique : une idée de nature à la Tati (Mon oncle).

Pour son "Ermitage" - encore une de ces "fabriques" chères aux jardins du XVIIIe siècle - Jacques Vieille a détourné un équipement agro-industriel pour installer cette espèce de tour mobile qui coulisse le long d'une structure métallique. Du haut de cet observatoire, le visiteur est censé découvrir le paysage environnant avec un autre regard.

L'évocation minimaliste, par Sylvie de Meurville, de Lilith, la première femme fatale de la Bible, et le fragile pigeonnier de Dominique Kippelin, à la symbolique un rien empesée, sont en revanche moins convaincants. Quant au parterre de Frank Morzuch, installé en face de l'entrée du château, très traditionnel à première vue, il faut l'observer à travers les écrans des moniteurs qui le filment en boucle. On découvre alors une subtile anamorphose, discrète évocation de l'art des jardins réguliers qui repose notamment sur des effets de perspectives accélérées ou ralenties, largement utilisés par Le Nôtre.

LES ÉLÈVES ET LES ARTISTES

Ces interventions ponctuelles et éphémères ont été commanditées par Tecomah, une école de l'environnement et du cadre de vie qui dépend elle aussi de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris. Depuis quarante ans, cet établissement forme, chaque année, 900 élèves dans des domaines techniques ou commerciaux, aussi divers que les travaux publics, l'art floral ou la restauration.

Mais l'art y est aussi "un vecteur d'enseignement", comme le dit Anne Chabrol, directrice de Tecomah. D'où la création de cette biennale en 1998, à l'initiative de Jean-Marc Baroso, professeur de français dans cet établissement et qui assume le choix des artistes, avec un budget de 180 000 euros.

C'est dans ce cadre que les élèves travaillent et dialoguent pendant un an avec un artiste invité pour mettre en œuvre son projet. "Les élèves ont en face d'eux un artiste aux exigences précises et qui engage sa signature, explique Jean-Marc Baroso. Les étudiants doivent ensuite accueillir le public. La sanction pour eux, c'est le nombre des visiteurs et la couverture médiatique."

Les Environnementales". Tecomah, chemin de l'Orme-Rond, 78350 Jouy-en-Josas. Tél. : 01-39-67-12-00. Du mardi au dimanche, de 10 heures à 18 heures. Jusqu'au 2 juillet.


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A lire


Polia, revue de l'art des jardins. N° 1, printemps 2004. BP 70307 Paris Cedex 07. 160 p., 30 €.
Cette revue note l'intérêt renouvelé des Français pour le "patrimoine vert", via des études savantes qui vont des jardins chinois de Lingnan à l'invention du rond-point au XVIIIe siècle en passant par le nymphée de l'autoroute de l'ouest. A suivre.

Jardins parisiens à la Belle Epoque, photographies des frères Séeberger, introduction de Jean-Paul Brighelli, notes de Claude Malécot, Monum/Editions du patrimoine, 162 p., 30 €.
Au tournant du XXe siècle, les trois frères Séeberger photographient Paris et ses jardins, ou plutôt ceux qui les hantent : enfants, promeneurs, joueurs de croquet ou amateurs de tennis, patineurs... Une vision très "littéraire".

Les Hommes jardiniers, de Caroline et Martine Laffon, Le Seuil, 192 p., 40 €.
Le tour du monde en quatre-vingts jardins, de la Chine à l'Espagne en passant par la France et l'Italie. Un survol au pas de charge, mais de belles images.

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Fuente: Le Monde
Fecha: 4-6-05


Rendez-vous aux jardins



La programmation de "Rendez- vous aux jardins", les 4, 5 et 6 juin, est disponible sur le site Internet du ministère de la culture : www.culture.fr.

Nous avons sélectionné des jardins peu connus, rarement ouverts, nouveaux, à découvrir.

Alsace. Cinq artistes ont installé leurs œuvres dans le jardin des Deux-Rives, entre Strasbourg et Kehl, réuni par la passerelle de l'architecte Marc Mimram, et inauguré le 23 avril. (Tél. : 03-90-24-18-65.)

Aquitaine
. Les jardins à l'italienne (XVIIe siècle) du château de Malle à Preignac (Gironde).

Auvergne. Jardin ethnobotanique d'Antignac (Cantal). Plantes médicinales médiévales glanées sur les sites archéologiques. (Tél. : 04-71-40-23-76.)

Bourgogne. Les jardins de l'abbaye de Fontenay (à Marmagne, Côte-d'Or) redessinés en 1996 par l'Anglais Peter Holmes. (Tél. : 03-80-92-15-00.)

Bretagne. Profitant d'un microclimat, Georges Delaselle a créé en 1897, dans l'île de Batz (Finistère), un jardin subtropical récemment rénové. (Tél. : 02-98-61-75-65.)

Centre. Les célèbres et somptueux jardins de Villandry (Indre-et-Loire) ne sont pas une création de la Renaissance, mais du XXe siècle. (Tél. : 08-20-20-10-11.)

Champagne-Ardenne. Le grand jardin de Joinville (Haute-Marne) réinventé en 2003 sur une idée (contestée) de la Renaissance. Ne pas oublier de voir son parc romantique. (Tél. : 03-25-94-17-54.)

Franche-Comté. Un vaste potager fleuri, à Froidevaux (Doubs), composé de 600 variétés de légumes et aromates.

Ile-de-France.
Le jardin de l'hôtel de Bourbon-Condé, conçu au XVIIIe siècle, est en cours de restauration. Il sera cependant ouvert les 4, 5 et 6 juin. (41, boulevard des Invalides, Paris-7e. Tél. : 01-43-54-87-71.)
Le château et le parc de Méréville (Essonne) aménagés au XVIIIe siècle par l'architecte Belanger et le peintre Hubert Robert, ont failli disparaître. (Tél. : 01-60-82-57-74.)
Les jardins ouvriers d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) : 85 parcelles amoureusement entretenues autour du fort. (Tél. : 06-20-95-52-40.)
L'Arboretum de Chèvreloup (Rocquencourt, Yvelines) faisait partie du parc de Versailles. Cédé au Muséum d'histoire naturelle, il contient sur plus de 200 hectares une belle collection d'arbres, sérieusement éprouvés par la tempête de 1999. (Tél. : 01-39-55-53-80.)

Languedoc-Roussillon. Au domaine de Barrié (Mas Sainte-Puelles, Aude), bassins, réservoirs, sources, buis, témoignent des travaux du canal du Midi, au XVIIe siècle. (Tél. : 04-68-23-12-34.)

Limousin. Le parc de Montméry (Ambazac, Haute-Vienne) a eu comme propriétaire, vers 1889, le porcelainier Théodore Haviland qui a conjugué ici un dessin soigné et des essences rares. (Tél. : 05-55-56-73-19.)

Lorraine. Gilles de Trèves, mécène de la Renaissance, édifie à Ville-sur-Saulx (Meuse) sa demeure des champs. Au XIXe siècle, les jardins évoluent dans le style paysager. (Tél. : 03-83-37-58-40.)

Midi-Pyrénées. L'arboretum de Coursiana (La Romieu, Gers) a été conçu par un éminent botaniste, Gilbert Cours-Darne, en 1975. Vingt ans plus tard un jardin à l'anglaise lui a été adjoint. (Tél. : 05-62-68-22-80.)

Nord-Pas-de-Calais. A Bergueneuse (Pas-de-Calais), le jardin d'une chaumière en bord de rivière, au pied des collines du Ternois, abrite les œuvres du sculpteur qui l'a créé. (jacques.droulez@wanadoo.fr)

Basse-Normandie. Les jardins de Brécy, à Saint-Gabriel-Brécy (Calvados), étagés sur cinq terrasses, sont attribués à François Mansart. (Tél. : 02-31-80-11-48.)

Haute-Normandie. Au jardin d'Auzouville-sur-Ryu (Seine-Maritime), ni arbre ni arbuste, mais des bandes de graminées et d'herbacées. Les premières plantations datent du printemps 1998. (Tél. : 02-35-23-00-01.)

Pays de la Loire. Le parc oriental de Maulévrier (Maine-et-Loire) a été créé entre 1899 et 1913, à la demande d'un industriel choletais, l'architecte Alexandre Marcel. (Tél. : 02-41-55-50-14.)


Picardie.
Dans le prolongement de l'abbaye de Valloires (Argoules, Somme), ce parc botanique met en valeur une énorme collection d'espèces rares, il se ramifie en un jardin d'eau et en jardin à l'anglaise. (Tél. : 03-22-23-53-55.)

Poitou-Charentes. Le parc de la Roche-Courbon (Saint-Porchaire, Charente-Maritime), sauvé par Pierre Loti, recréé au milieu du XXe siècle, a terriblement souffert de la tempête de 1999. (Tél. : 05-46-95-60-10.)

Provence-Alpes-Côte d'Azur. La serre de la Madone (Menton, Alpes-Maritimes) a été créée en 1924 par Lawrence Johnston, au cœur de la vallée du Gorbio. Ce jardin de référence, longtemps menacé, est en cours de restauration depuis 1999. (Tél. : 04-93-57-73-90.)

Rhône-Alpes. Les jardins potagers et ornementaux, cultivés selon des canons strictement biologiques à Mens (Isère), ont été créés en 1994. (Tél. : 04-76-34-80-80.)

A voir aussi :

Le XIIIe Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher), cette année sur le thème de "Vive le chaos !". Jusqu'au 17 octobre. (Tél. : 02-54-20-99-22.)

A Courances (Essonne), quinze stylistes et designers de mode transfigurent la statuaire d'un des plus beaux parcs de France chaque week-end, du 19 juin au 1er août. (Autour du miroir, tél. : 01-40-62-07-71.)

"Le jardin du lettré" : une exposition qui révèle la relation du lettré chinois à son jardin. Musée Albert-Kahn (Boulogne- Billancourt, Hauts-de-Seine). Jusqu'au 17 octobre. (Tél. : 02-54-20-99-22.)







::: Noticia generada a las 11:54 AM


 
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Fuente: Culture.fr
Fecha: 3-6-04


Mieux connaître les jardins pour mieux les aimer

Près de 1300 parcs et jardins participent à la deuxième édition de Rendez-vous aux jardins et accueilleront tous ceux qui souhaitent découvrir et mieux comprendre cette alliance exceptionnelle de la nature et de la culture.

Animations, lectures, spectacles, dégustations, expositions, rencontres, visites guidées par le jardinier ou le propriétaire, installations, démonstrations, jeux, concerts, projections, ateliers… seront au Rendez-vous les 4, 5 et 6 juin prochains pour célébrer et donner vie aux jardins.

La manifestation en elle-même
Cette deuxième édition de Rendez-vous aux jardins est placée sous le signe de la connaissance. Connaître un jardin, c'est reconnaître sa valeur, historique, botanique ou artistique ; le regarder évoluer au fil des saisons, en découvrir les merveilles et les trésors cachés. C'est aussi s'initier à l'art du jardin, cet art à la rencontre de tous les arts. Depuis une dizaine d'années, les Français sont de plus en plus nombreux à emprunter le chemin des jardins qui s'ouvrent à la visite. Le ministère de la culture et de la communication a souhaité accompagner cet intérêt et renforcer la politique en faveur des parcs et jardins afin d'en affirmer la dimension historique et contemporaine. Il s'agit d'inciter chacun d'entre nous à porter un nouveau regard sur ces espaces parfois familiers, tout en offrant l'opportunité de découvrir des jardins exceptionnels habituellement inaccessibles.

Un effort de sensibilisation spécifique est mené à l'attention des enfants des écoles primaires : la journée du 4 juin leur est ainsi dédiée. Les classes participants à l'opération "Adoptez un jardin" pourront à cette occasion présenter au public leur réalisation dans plus de 40 jardins adoptés. Dans de nombreux autres jardins des classes pourront découvrir et s'initier à l'art des jardins réguliers, aux joies du potager, du verger et des autres recoins des jardins qui les accueilleront en priorité durant cette journée du 4 juin.

Rendez-vous aux jardins rassemble en 2004 1300 jardins. Cependant c'est non seulement l'ouverture de jardins publics et privés habituellement fermés au public mais aussi : de multiples animations, l'ouverture jusqu'au crépuscule de nombreux jardins le samedi soir, l'accueil gratuit du public dans les jardins de la plupart des monuments de l'Etat et des domaines nationaux et l'accueil gratuit dans tous les jardins aux moins de 18 ans.

Rendez-vous aux jardins est organisé par le ministère de la culture et de la communication avec le concours du Comité des Parcs et Jardins de France, avec la participation de nombreux partenaires dont Monum', centre des monuments nationaux, La Demeure Historique, Vieilles Maisons Françaises, l'Association des parcs botaniques et un grand nombre de collectivités territoriales. La deuxième édition de « Rendez-vous aux jardins » bénéficie du soutien de Gaz de France et de Moët-Hennessy. France 3, France 5, France Info, France Bleu, Mon Jardin Ma Maison et Le Figaro sont les partenaires media de l'opération.


La politique du ministère de la culture et de la communication en matière de jardin
Rendez-vous aux jardins s'inscrit dans le cadre d'un renforcement de la politique en faveur des parcs et jardins afin d'en affirmer la dimension culturelle, historique et contemporaine.

Le ministère de la culture et de la communication s'illustre naturellement dans la sauvegarde et la préservation des jardins protégés au titre des monuments historiques. Il participe également à des actions de sensibilisation et de formation.

Cependant cette deuxième manifestation est aussi l'occasion pour Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture et de la communication de dresser un premier point d'étape du grand projet de labellisation des « Jardins remarquables ». Ce label met en valeur, sur tout le territoire, des parcs et jardins ouverts à la visite, de conception plus ou moins récente, ne bénéficiant pas obligatoirement d'une protection au titre des Monuments historiques, mais faisant l'objet d'un entretien particulièrement consciencieux de la part de leur propriétaire.

A l'occasion de la présentation de la 2e édition de Rendez-vous aux jardins qui se déroule les 4, 5 et 6 juin prochains, Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture et de la communication a annoncé la liste des 108 premiers jardins à bénéficier cette année du nouveau label "Jardin remarquable".

Le programme, région par région, de cette deuxième édition des rendez-vous aux jardins est disponible sur le site de la manifestation :

Site Internet : http://www.rendezvousauxjardins.culture.fr




::: Noticia generada a las 8:24 AM


miércoles, junio 02, 2004 :::
 
Fuente: Vannes.Maville
Fecha: 2-6-04
Autor: Patrick CERTAIN



Les jardins familiaux fêtent leurs dix ans
Journée « portes ouvertes » dimanche dans les potagers de Kercado et Ménimur


Nés en 1994 dans le quartier de Kercado, les jardins familiaux ont ensuite été étendus à Ménimur. Aujourd'hui, pas moins de 93 locataires de collectif les fréquentent et vont les ouvrir dimanche au public pour faire découvrir leurs légumes, fruits et fleurs à l'occasion de ce dixième anniversaire.
« Au début, nous y sommes allés sur la pointe des pieds car c'était l'inconnu. Nous avons démarré petit avec vingt-sept parcelles à Kercado car nous craignions une mauvaise réaction des propriétaires voisins à la création de jardins dans ce quartier résidentiel », se souvient Pierre Maréchal, maire adjoint et président du comité de gestion des jardins familiaux. Née dans le cadre du contrat de ville avec pour objectif de distraire des locataires HLM de Kercado, Conleau et de la cité Le Bris, l'initiative lancée en juin 1994 a finalement satisfait jardiniers, riverains et municipalité. Au point qu'un an plus tard, on est passé à trente-six parcelles et qu'en 1997 la même expérience a été étendue à Ménimur pour des habitants de ce quartier et de la cité de Rohan, avec, aujourd'hui, cinquante-sept parcelles dans ce secteur. Et si les critères sociaux d'attribution des parcelles n'ont pas changé depuis dix ans, les origines géographiques ne sont dorénavant plus restrictives puisque tous les Vannetais peuvent postuler à ce loisir depuis un an. « Cela nous permet d'avoir une mixité sociale plus importante », note Pierre Maréchal.
Avec un prix de location fixé à 45,73 € par an et par parcelle (forfait d'eau compris), la formule plaît. Au point que le renouvellement des jardiniers est faible (8 % par an) et qu'il existe une liste d'attente permanente d'une dizaine de noms pour pouvoir bêcher et semer à Kercado ou Ménimur. « Nous n'avons pas voulu créer ces jardins au pied des immeubles comme dans certaines communes car, en les ouvrant à Bernus et Kermesquel, nous avons obligé les jardiniers à faire une coupure avec l'environnement de leur appartement. Ils voient ainsi d'autres lieux et d'autres personnes », explique Guénahel Le Porho, représentant du contrat de ville.
Du lien social
S'occuper de sa parcelle de 130 m2 et consommer ses propres produits ne constituent plus les seules raisons d'être de ces jardins. Avec l'association des Jardins de l'amitié née en 2001 et fédérant 40 des 93 jardiniers, c'est aussi du lien social qui est créé entre des jardiniers parfois isolés dans leur appartement. « Nous conseillons et aidons matériellement les nouveaux arrivants. Nous partageons des outils et nous avons fondé un groupement d'achat pour avoir des tarifs réduits et acheter des produits bio. Cela nous a ainsi permis d'acquérir 400 plants cette année », précise Philippe Trogneux, président de cette association. Et un climat de convivialité s'est instauré : « Les gens se retrouvent en famille autour des tables de pique-nique et des jeux pour enfants. Ils sortent de leur cadre habituel et se parlent. Notre prochain objectif pour cet été est de mettre sur pied des barbecues. »
La journée « portes ouvertes » de dimanche prochain constituera assurément une occasion supplémentaire de créer du lien entre tous ces passionnés de jardinage, avant que ne soit divisée dans les prochaines semaines, au jardin de Ménimur, une parcelle sur laquelle les nouveaux jardiniers seront initiés à certaines techniques par leurs aînés.
• Pratique. « Portes ouvertes » à Kercado et Ménimur, dimanche 6 juin de 9 h 30 à 18 h, entrée gratuite, pot de l'amitié sous chapiteau à 9 h 30 à Kercado. Les personnes désireuses de louer une parcelle aux jardins familiaux doivent contacter le service contrat de ville au 02 97 46 18 50.








Fuente: TV5
Fecha: 2-6-04
Autor:AFP

"Rendez-vous aux jardins": en Bretagne, un but "pédagogique" et "utilitaire"


PLOUBEZRE (Côtes-d'Armor) (AFP) - 02/06/2004 10h10 - Modernes ou datant du Moyen-Age, riches d'essences ramenées du monde entier par des marins, la Bretagne possède une grande variété de parcs, ouverts au public du 4 au 6 juin pour des "Rendez-vous aux jardins" à la fois "pédagogiques" et "utilitaires".
"Quel que soit leur type, les jardins sont source d'inspiration et de création artistique et relèvent de nombreux domaines de compétences comme l'histoire, l'archéologie, l'architecture, la botanique, la philosophie ou la littérature...", explique Hélène Bourjac, présidente de l'association des parcs et jardins de Bretagne, dans le jardin du manoir de Kergrist, à Ploubezré (Côtes-d'Armor).
"Le jardin ce n'est pas de l'horticulture ou du jardinage mais un art à part entière, et la visite d'un jardin est à la fois un moment instructif ainsi qu'un voyage dans le temps et dans l'espace", note Jacques de Gésincourt, architecte-paysagiste de l'Association des parcs et jardins de Bretagne (APJB) chargée en région de l'opération initiée par le ministère de la Culture et de la Communication sur le thème "connaître les jardins pour mieux les aimer".
En Bretagne, 98 lieux sont concernés par ce rendez-vous sur un total de 1.119 en France
Historiques, potagers ou à la française, ils racontent le temps sous diverses formes. Ici, l'opération a été lancée dans le manoir de Kergrist, construit au 15e siècle puis restauré et habité depuis la seconde moitié du 19e siècle.
A l'objectif pédagogique visé par le ministère de la Culture, l'ABJB veut y ajouter un autre, "utilitaire" celui-là, afin de motiver un plus grand nombre de personnes à se rendre à ce rendez-vous.
"Les visiteurs pourront profiter de cette occasion pour apprendre à mieux s'occuper de leurs jardins ou même de la décoration de leurs maisons. On peut copier pour faire son propre jardin", assure M. de Gésincourt.
"Si par exemple, quelqu'un veut planter un arbre dans son jardin sans savoir la taille qu'il prendrait après une certaine période, il aura des réponses sur son rythme des croissance", ajoute-t-il. En matière d'animation, il n'y aura d'ailleurs pas que des guides. Mais aussi des tailleurs de pierres et des jardiniers qui vont faire des démonstrations.
Sur le plan pédagogique, "c'est une invitation à se promener dans le temps et dans l'espace", car la Bretagne possède un "capital végétal et botanique extraordinaire, une concentration de végétaux venus de tous les pays du monde", explique-t-il.
Un voyage rendu possible grâce aux marins bretons qui ont gardé ces traces de leurs longues pérégrinations autour du globe.
"En Bretagne, on peut reconstituer le parcours de certaines familles de marins rien qu'en observant leurs jardins", note Chantal de Gésincourt.
A titre d'exemple, c'est un ancêtre du navigateur Olivier de Kersauson qui a introduit en France, voire en Europe, l'araucaria, un conifère d'Amérique du sud et d'Océanie, aux feuilles en écailles triangulaires et qui décore aujourd'hui de très nombreux parcs.
Nicolas de Kersauson en avait apporté en 1864 des graines dans ses bottes après un voyage au Chili.





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martes, junio 01, 2004 :::
 
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Fuente: Le Figaro
Fecha: 1-6-04
Autora: Martine Gérardin


RENDEZ-VOUS AUX JARDINS
Les jardins à la française


L'Etat renforce sa politique culturelle en faveur des parcs et jardins.

Derniers coups de râteau, de binettes et de cisailles. Les jardins sont sur leur trente et un. Ils sentent bon l'herbe coupée, les fleurs pomponnées, les parterres bien arrosés.
Et les gazons, rasés de près, se préparent à accueillir orchestres, danseurs, conteurs, poètes ou comédiens le temps d'une fête. Ainsi s'annonce la deuxième édition des Rendez-Vous aux Jardins qui commencera vendredi et durera jusqu'à dimanche soir.

Elle promet aux Français bien des plaisirs et des surprises. En effet, 1 119 parcs et jardins répartis dans toutes les régions ont répondu favorablement à la sollicitation du ministère de la Culture et de la Communication. Quatre-vingt-neuf d'entre eux seront exceptionnellement ouverts à la visite, certains très officiels comme l'Elysée, Matignon ou l'ambassade du Canada, d'autres plus secrets comme ceux des abbayes.
Dans près de 600 d'entre eux, animations, jeux et festivités sont programmés durant ces trois jours. Samedi, quatre-vingt-cinq ne fermeront leurs portes qu'au crépuscule, permettant ainsi aux visiteurs de se griser de leurs charmes jusqu'à la nuit.

Dans la plupart des monuments de l'État et des domaines nationaux l'accueil sera gratuit. La gratuité sera également accordée à tous les jeunes de moins de dix-huit ans dans tous les jardins publics ou privés.
Tant d'efforts n'auraient pas été entrepris si les enjeux n'avaient pas paru suffisamment importants aux yeux des pouvoirs publics, de leurs partenaires et des participants de cette vaste entreprise.

La passion jardinière, qui rassemble aujourd'hui les Français de tous les sexes, les générations et les catégories sociales confondus est une force assez significative pour faire l'objet d'une attention bienveillante.

Lors de sa conférence de présentation du 25 mai dernier, Renaud Donnadieu de Vabres avait confirmé la prise en compte par l'État de l'importance culturelle d'un patrimoine précieux, mais fragile et souvent menacé. Elle se traduit déjà par des mesures de protection et un vaste programme de restauration.
Le ministre a par ailleurs renouvelé son soutien au Conseil national des jardins, institution d'experts créée l'an passé. Parmi les 54 propositions inscrites par le Conseil à son premier rapport d'activité annuel, le ministre a choisi pour priorité à court terme la «labellisation» de Jardins remarquables, une distinction attribuée aux jardins présentant un intérêt certain pour le public, fussent-ils ou non protégés au titre des Monuments historiques ou des sites. Une liste de 108 Jardins remarquables est d'ores et déjà établie pour 11 régions de France (voir p XXX). Celle des neuf régions restantes devrait être publiée avant la fin de l'année.

Renaud Donnedieu de Vabres a par ailleurs retenu la suggestion émise par le Conseil d'inscrire le thème des jardins à l'ordre du jour des Entretiens du patrimoine qui se dérouleront à Nancy au printemps prochain. Afin que l'univers des jardins, patrimoine par définition vivant, ne reste pas figé, le ministre entend également encourager la créativité en lançant un concours de conception de jardins dans trois directions: jardin privé, jardin d'État et jardin urbain.

Soucieux de sensibiliser le jeune public par des visites et des projets pédagogiques, il a insisté sur la nécessité de faire connaître l'art des jardins aux enfants des villes pour les rapprocher des réalités équilibrantes du travail, de la nature et de la beauté, et les inciter au respect.
L'accès du public le plus large à l'information sur les parcs et jardins constitue pour lui un autre axe prioritaire d'action, comme en témoigne le thème de cette édition de Rendez-Vous aux Jardins: Mieux connaître les jardins pour mieux les aimer. À cet effet, le travail de recensement initié dans les départements et les régions dans les années 80 sera prochainement mis en ligne sur la base documentaire du ministère, elle-même reliée à d'autres sites, et donc facilement accessible via Internet.

Dans l'esprit du ministre, cette information et cet événement ne sont d'ailleurs pas exclusivement destinés au public français. L'art du jardin, expression de tous les savoirs et les savoir-faire qui sous-tendent l'art de vivre de notre pays pouvant constituer pour les étrangers un intérêt touristique assez puissant pour les inciter à y séjourner plus longtemps.

On le voit, la dynamique positive induite, tant au niveau social qu'économique ou touristique par le renouveau d'une passion française, n'a pas échappé aux instances gouvernementales. Le jardin entre en politique. Ce qui ne nous empêchera pas de goûter trois jours de flonflons sous les frondaisons, d'entrechats dans les bosquets, de découvertes, de rencontres, de jeux de fleurs et d'oiseaux, d'ombre et de lumière. Des instants de magie parmi tant d'autres inscrits au programme de ces Rendez-Vous.

Adresses, animations et infos pratiques sur :
www.rendezvousauxjardins.fr





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