miércoles, octubre 27, 2004 :::
Fuente: France 3
Fecha: 22-10-04
Autor: AFP
Le "chêne de Marie-Antoinette" bientôt remplacé dans le parc de Versailles
Un nouvel arbre destiné à remplacer "le chêne de Marie-Antoinette" qui n'a pas résisté à la canicule de l'été 2003, sera replanté le 18 mars dans le parc du château de Versailles, a annoncé Alain Baraton, jardinier en chef du domaine national. Le nouvel arbre, un Quercus Robur, espèce réputée pour sa résistance et sa vigueur, occupera l'emplacement exact qu'occupait l'ancien chêne. Planté en 1680 ou 1681, il avait connu Louis XIV et André Le Nôtre, concepteur des jardins de Versailles. Il a hérité son nom de la reine Marie-Antoinette qui, dit la légende, aimait particulièrement s'abriter sous son ombre. L'annonce de la nouvelle plantation a été faite jeudi soir au cours d'un dîner organisé chez Ledoyen, à Paris, par l'un des célèbres châteaux du Médoc, "Les Grands Chênes", dont le propriétaire, Bernard Magrez, est l'un des contributeurs de la souscription lancée par le domaine de Versailles. De nombreuses personnalités du gotha et du spectacle ont assisté à cette soirée.
::: Noticia generada a las 7:39 PM
domingo, octubre 10, 2004 :::
Fuente: Le Figaro
Fecha: 8-10-04
Autora: Martine Gérardin
Chef-d'oeuvre de verdure à Versailles
PATRIMOINE Inauguration de la Salle triangulaire, première étape de la revalorisation du parc de Trianon
Chaque étape de la restauration du jardin le plus célèbre de France révèle de nouveaux prodiges. En mai dernier, l'inauguration du bosquet des Trois Fontaines avait mis en lumière l'une des facettes du génie de Le Nôtre à Versailles et la science des fontainiers de son temps. Mais si la magnificence des eaux est l'expression la plus spectaculaire de l'art du jardin baroque, la sophistication de l'architecture végétale de cette époque mérite aussi d'être admirée. A cet égard, la restauration de la Salle triangulaire, première étape de la revalorisation du parc de Trianon, dénaturé au XIXe siècle, peu entretenu, puis ravagé par les tempêtes de 1990 et 1999, autorise un regard nouveau sur un Versailles différent.
L'essentiel du parc de Tria non a en effet été conçu par l'architecte Jules-Hardouin Mansart, à la mort de Le Nôtre (1700). Il s'agissait alors de doter le palais de marbre, jaspe et porphyre de jardins qui lui correspondent. Mansart imagine alors un étonnant dialogue entre la pierre et la verdure. Organisant l'espace selon une composition hiérarchisée de parterres, perspectives et bosquets, il trace différentes salles de verdure dans des parcelles boisées, et capture le tout dans une résille d'allées en étoile.
Le dessin de ces salles vertes, complétées de leurs «anti-salles» (par analogie aux chambres et antichambres), montre une série de formes géométriques : ovales, ronds, triangles, sertis comme autant de cabochons précieux, dans les bois.
Bien que le parc de Versailles contienne, par ailleurs, de nombreux bosquets, le style en est ici radicalement différent, comme en témoignent les décors strictement végétaux sans architecture bâtie et sans effets hydrauliques. A cette époque, certes, l'eau et l'argent commençaient à manquer. Faute des deniers consacrés aux guerres de la ligue d'Augsbourg, il avait fallu abandonner le projet fou de détournement de l'Eure proposé par Louvois. Mais ceci n'explique pas tout et l'on peut penser
que Mansart, en réalisant le parc de Trianon, a pu enfin laisser libre cours à ce talent d'architecte du paysage que la présence de Le Nôtre et la contrainte de jardins d'eau à grand spectacle avaient longtemps entravé.
La Salle triangulaire que l'on peut voir aujourd'hui était la plus importante du parc. Une étude d'archives, menée par Pierre-André Lablaude, architecte en chef à Versailles, a permis de procéder à une restitution fidèle de l'état des années 1700. Ainsi, l'architecture végétale tout à fait particulière, qui cernait les contours de la salle, a-t-elle pu être recomposée.
Menée grâce au mécénat de la Fondation Audemars-Piguet, cette résurrection est une étape importante dans la revalorisation d'un patrimoine méconnu. Elle ouvre également de nouvelles perspectives sur l'histoire de l'art du jardin. En effet, en s'éloignant de l'os tentation baroque, cette oeuvre élégante et pure esquisse une esthétique plus dépouillée et moderne et ouvre une voie décorative originale donnant la part belle à l'élément végétal.
::: Noticia generada a las 3:14 PM