sábado, enero 22, 2005 :::
Fuente: Voila.fr
Fecha: 21-5-05
Autor: AFP
L'Aga Khan crée une Fondation pour la sauvegarde de Chantilly
L'Aga Khan vient de créer une Fondation pour la sauvegarde et le développement du domaine de Chantilly, joyau du patrimoine français et propriété de l'Institut de France, a annoncé vendredi M. Pierre Messmer, Chancelier de l'Institut.
Une convention passée entre l'Institut et l'Aga Khan, il y a quelques semaines prévoit que "le montant global des crédits à la disposition de la Fondation sur les dix prochaines années devrait avoisiner les 70 millions d'Euros.Selon le Chancelier de l'Institut, cette forme de mécénat privé a pour objectif "de redonner au domaine de Chantilly son lustre princier originel".
Ainsi, la Fondation se propose de restaurer le château, les grandes écuries et les différents bâtiments, le parc et ses jardins ainsi que le réseau hydrographique inclus dans son périmètre et réaliser les aménagements nécessaires pour améliorer l'accueil et l'information du public.
La Fondation doit également mettre en place une nouvelle administration et développer une politique d'animation et de promotion destinée à accroître la fréquentation publique, afin d'équilibrer la gestion du domaine.
Le domaine de Chantilly, d'une richesse considérable avec ses collections de grande peinture, de dessins, de meubles et ses trésors de bibliophilie, souffre d'un déficit de fréquentation, avec seulement 270/300.000 visiteurs par an.
Entre 100 et 120 agents contractuels de droit public -titulaires et vacataires- y travaillent. Certains se sont inquiétés récemment de ce que le domaine, s'il reste administrativement dépendant de l'Institut de France, soit géré -notamment en ce qui concerne le personnel- par une fondation privée.
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::: Noticia generada a las 1:31 PM
miércoles, enero 19, 2005 :::
Fuente: Batiweb
Fecha: 16-1-05
Un jardin pour un 'p’tit' coin de paradis ...
Le premier jardin fut sans aucun doute les jardins de l’Eden, et cela explique sûrement pourquoi nous rêvons tous de posséder un morceau de ce Paradis perdu. Partout, nos jardins se déclinent donc, de la jardinière de nos balcons, à la solennité des espaces à la Française, en passant par des cours pavées et les jardins de curé. Pas un endroit de nos banlieues ni de nos campagnes n’y échappent.
Le jardin devient un élément indispensable dans nos lieux de vie, nos espaces publics ou privés et notre quotidien. Les grands projets des dernières années le montrent bien: du mur végétal de Patrick Blanc du quai Branly aux projets des Halles, pas un architecte ne met de coté cette donnée incontournable. Il nous faut tous un « p’tit coin de paradis »
Je jardine, tu jardines, nous jardinons donc avec plaisir, passion parfois et toujours un grain de folie. C’est le travail de la patience, de la persévérance et de la persuasion. Le jardin donne donc le meilleur de lui-même, pour notre plus grande joie, ou le pire sans pour autant nous décourager.
Nous proposons et les fleurs disposent, décidant de se plaire et de s’épanouir sans que nous ayons trop notre mot à dire.
Pour profiter de leur sommeil, et préparer nos promenades de printemps, la nouvelle édition Guide des Jardins en France de Michel Racine offre un panorama fourmillant d'environ 850 invitations à rêver un morceau de planète. Avec 370 jardins rénovés, on y découvre la vitalité exceptionnelle des créateurs d'aujourd'hui dans ce pays dont la culture jardinière ne cesse de croître. Les jardins sont classés en fonction de leur intérêt : botanique et horticole ; artistique et historique, suivant que le jardin mérite le voyage, la promenade, un petit détour ou une visite quand on est sur place. Abondamment illustré de cartes, plans et photos, il est accompagné d'informations pratiques indispensables et d'un précieux index.
Michel Racine est architecte, paysagiste, urbaniste et professeur à l'ENSP de Versailles. Il a réalisé le premier inventaire régional des jardins en France et initié la campagne "Visitez un jardin en France". Il intervient comme conseil pour la création de jardins et de paysages. Michel Racine a déjà publié chez Actes Sud Créateurs de jardins en France, et Jardins "au naturel".
::: Noticia generada a las 8:24 PM
Fuente: Le Monde
Fecha: 14-1-04
Autor: Grégoire Allix
Patrick Blanc, quand la nature fait le mur
Le botaniste, spécialiste des plantes tropicales, sème du vert dans la ville en élevant partout dans le monde des murs végétaux de son invention. Le plus grand pousse sur le Musée du quai Branly, à Paris.
Quai Branly, à deux pas de la tour Eiffel, pousse un jardin pas ordinaire : un jardin vertical. Le bâtiment administratif du futur Musée des arts premiers, tout juste achevé, présente en guise de façade le plus grand mur végétal du monde. L'auteur de cette prouesse et inventeur du concept, Patrick Blanc, est chercheur en botanique au CNRS, spécialiste des milieux tropicaux, artiste de la feuille à l'apparence farfelue, défenseur d'idées originales sur la biodiversité.
En ce matin d'hiver, le scientifique scrute la façade du quai Branly pour se rassurer : "Les plantes ont été semées au pire moment, au milieu de l'été, mais leur développement est satisfaisant. Ça sera bientôt spectaculaire." Sur 800 m2, 15 000 plantes de quelque 170 espèces, glanées en Amérique du Nord, en Europe, en Himalaya, en Chine, au Japon, croissent en longues obliques et verticales.
Dans un genre différent, le botaniste a recréé pour le nouvel immeuble du ministère de la culture, rue des Bons-Enfants, une forêt australe de Nouvelle-Zélande et de Tasmanie, dont il a acclimaté cent essences dans un jardin de 170 m2.
Dans sa propre maison de Créteil, Patrick Blanc a élevé une petite jungle de murs végétaux et de plantes tropicales. Des oiseaux volent en liberté sous les plafonds ; des lézards courent sur les murs. Le botaniste a l'air ravi de ceux qui vivent leurs rêves, des mèches de cheveux verts depuis vingt ans et les pouces verts depuis bien plus longtemps. Ses ongles sont démesurément longs en souvenir d'Edith Piaf, qu'il a vue sur scène quand il avait 9 ans. Sans sa monomanie pour les plantes des Tropiques, il aurait bien embrassé une vie de chansons. "Finalement, je vis avec un chanteur, ça me console !"
LA CHLOROPHYLLE SUR LES PARKINGS
Autre consolation : l'incroyable succès des murs végétaux, depuis celui réalisé pour le Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire en 1994. Patrick Blanc a réalisé des jardins verticaux pour des parcs, des musées, des expositions, des festivals, des boutiques, des entreprises, des hôtels (comme le Pershing Hall, à Paris, un de ses chefs-d'œuvre), des résidences privées. Il est même intervenu dans des parkings ou des centres commerciaux, lieux habituellement hostiles à la chlorophylle.
On l'appelle au Japon et en Thaïlande, en Italie et aux Etats-Unis. "Je refuse beaucoup de commandes, dit-il. Aujourd'hui, je m'intéresse surtout aux projets qui poussent plus loin les contraintes techniques." Il étudie à Tokyo la possibilité de couvrir de plantes une tour de 70 étages !
Le paysagiste Pascal Cribier, qui le connaît depuis longtemps et a réalisé avec lui le parc du château de Méry-sur-Oise en 2001, ne cache pas son admiration pour le botaniste : "Avec ses murs végétaux, Patrick Blanc est le seul à avoir inventé un nouveau type de jardins au XXe siècle. Il a une compréhension du monde végétal hors du commun, comme s'il parvenait à communiquer avec lui."
LA LUTTE POUR LA LUMIÈRE
L'itinéraire de Patrick Blanc oblige à emprunter l'agaçant chemin du "tout petit déjà". A 8 ans, dans l'appartement familial de Suresnes, le garçon se prend de passion pour les petits poissons tropicaux et s'amuse à recréer un milieu naturel dans son aquarium. "J'ai installé des philodendrons, des cryptocorytes, pour purifier l'eau. Et je me suis de plus en plus intéressé aux plantes." Dans sa chambre d'adolescent, Patrick Blanc expérimente la culture du philodendron - auquel il consacrera sa thèse de 3e cycle - sur un support de laine de verre irrigué par l'aquarium. L'idée du mur végétal est née. Au fil des années, la technique s'affine. A 20 ans, Patrick Blanc maîtrise le processus. En 1988, il fait breveter son invention.
Les murs végétaux lui permettent aujourd'hui "de gagner beaucoup d'argent, même si je le gère très mal", dit-il. Mais le botaniste reste avant tout un chercheur. "Je continue à donner des conférences, à publier mes recherches, à encadrer des étudiants. Le CNRS n'a pas à se plaindre de mes activités : quand je vais à Bangkok pour un projet de mur, je finance le voyage moi-même et j'en profite pour aller faire du terrain en forêt."
Depuis son premier voyage en Malaisie et en Thaïlande, à 19 ans, pour aller étudier dans leur environnement les plantes et les poissons de son aquarium, Patrick Blanc a parcouru bien des sous-bois. Il revient du Cambodge, se prépare à aller planter sa tente au Mali. Il a mené cueillette dans toute l'Afrique centrale et à Madagascar, exploré l'Amérique du Sud du Venezuela à la Terre de Feu, accroché son hamac en Guyane, dormi dans d'improbables hôtels sylvestres de Malaisie, côtoyé les Dayaks de Bornéo, poussé jusqu'en Nouvelle-Guinée.
Son domaine d'étude, c'est la vie des plantes herbacées et arbustives dans les sous-bois tropicaux, dont la très faible ressource en lumière génère des stratégies adaptatives étonnantes, des inventions de formes et de comportements. "Je m'intéresse au thème de la compétition dans la biodiversité. Je m'oppose à l'idée darwiniste absurde selon laquelle, dans la nature, le plus fort a plus de chances de survie." Un de ses articles, titré "S'éviter, se réajuster, se mimer, se répéter ; de l'art de la cohabitation chez les plantes de sous-bois", donne le ton de ses travaux : dans leur lutte pour la lumière, les plantes apprennent constamment à vivre ensemble. Une éthologie des plantes qui évoque de manière troublante les comportements humains.
Ennemi de "la vulgarisation simpliste, abêtissante", mais soucieux de transmettre son savoir au grand public, Patrick Blanc a rassemblé en 2002, dans un beau livre titré Etre plante à l'ombre des forêts tropicales, une partie du résultat de ses recherches. Un travail récompensé par le prix Virgile en 2003.
Au risque de provoquer, le botaniste affirme ne pas aimer les jardins - ni tellement la campagne. Il refuse la décoration et couvre ses murs de plus de feuilles que de pétales. "Un jardin, dit-il, c'est un endroit qui n'est pas intégré à la ville, il faut faire l'effort d'y aller, comme si c'était une activité en soi. Moi, j'ai toujours adoré la ville. Je veux qu'on puisse trouver le monde végétal à la sortie du métro. Avec les murs végétaux, j'intègre la nature à la ville sans empiéter sur l'espace humain."
Patrick Blanc est un des rares amis des plantes qui considère le béton comme un refuge possible de la biodiversité. Une conviction à contre-courant, à l'image de son engagement écologique sans dogmatisme. Membre du comité de veille écologique de Nicolas Hulot, il conteste pourtant l'idée, avancée par l'animateur, que les forêts tropicales sont condamnées (Le Monde du 11 novembre 2003). "Il ne sert à rien d'être exagérément alarmiste, assure Patrick Blanc. C'est vrai qu'il devient difficile de trouver des forêts en bon état, que l'exploitation du bois laisse des forêts morcelées. Mais le patchwork d'espaces protégés qui subsiste peut suffire à assurer la biodiversité." Et dans le cas contraire, ce ne sont pas les murs qui manquent.
Etre plante à l'ombre des forêts tropicales, de Patrick Blanc, éd. Nathan, 432 p., 45 €.
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Le jardin vertical, un écosystème sans terre
Ce n'est pas la terre qui nourrit les plantes, mais l'eau et les sels minéraux. Dans les montagnes des zones tempérées ou dans les zones tropicales, de nombreuses plantes prospèrent sur les rochers, les fortes pentes et les troncs d'arbre, alors qu'elles ne bénéficient que d'une mince pellicule d'humus. C'est cette observation qui a conduit Patrick Blanc à créer son système de mur végétal.
Les cultures verticales existaient déjà, mais elles utilisaient des pots de fleur ou des bacs suspendus pour faire pousser les plantes dans de la terre. D'où un poids considérable.
La technique de Patrick Blanc permet de se passer de terre, ouvrant la voie à des hauteurs inédites de murs végétaux. Sur une ossature métallique qui assure l'étanchéité avec le mur porteur - tout en créant une isolation thermique -, on fixe une plaque de PVC expansé de 10 mm d'épaisseur, afin d'assurer la rigidité de la paroi. Sur celle-ci est agrafé un feutre en polyamide de 3 mm d'épaisseur, à fort pouvoir de capillarité et de rétention d'eau, qui joue le rôle de l'humus sur le rocher. Les racines des plantes se développent sur ce feutre, irrigué en solution nutritive par un réseau de tuyaux commandés par électrovalve.
Les végétaux sont installés sur le feutre sous forme de graines, de boutures ou de plantes adultes, au rythme d'une vingtaine de pieds au mètre carré. Les espèces sont choisies pour leur capacité à cohabiter et réparties sur toute la hauteur du mur en fonction de la quantité de vent, de chaleur et de lumière aux différentes "altitudes".
Biographie
1953 Naissance à Paris.
1972 Premier voyage d'étude en Malaisie et en Thaïlande.
1989 Doctorat d'Etat ès sciences.
2001 Mur de l'hôtel Pershing Hall, à Paris.
2003 Mur de l'ambassade de France à New Dehli.
::: Noticia generada a las 8:12 PM